Buillon
ancienne commune de France
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Ancienne commune du département français du Doubs, Buillon a fusionné avec Chenecey en 1822 pour former la commune nouvelle de Chenecey-Buillon. Sur le territoire de Buillon se trouvait initialement l'abbaye Notre-Dame de Billon, propriété des moines cisterciens.
| Nom officiel |
Buillon |
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| Pays | |
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| Région française | |
| Arrondissement français | |
| Canton français (avant 2015) | |
| Département français | |
| Commune française | |
| Coordonnées |
| Statut |
Commune française (jusqu'en ) |
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| Remplacé par | |
|---|---|
| Dissolution |
Palais abbatial puis château
Le palais était l'une des composantes de l'abbaye inaugurée en 1136[1]. Sa partie centrale gauche, datée de la fin du XVIe siècle, et la partie droite avec l’aile sud, construite au XVIIIe siècle, servaient de résidence à l’abbé.
La propriété et son abbaye sont vendus, comme bien national, suite à la Révolution. Le maître de forges de Chenecey en devient le premier propriétaire, en 1790. Marcel Tissot, un drapier franc-comtois enrichi à Nantes, l'acquiert en 1846. Il réalise d'importants aménagements du palais. Son fils, le peintre James Tissot, hérite du domaine et y ajoute des éléments pittoresques : tour en ruine ainsi que la conciergerie et le bâtiment d’entrée construits dans le style anglo-normand. Il fait également construire un moulin à côté de la porte d'entrée de la propriété. James Tissot s'installe définitivement à Buillon, en 1897, et décède brutalement en 1902 ; il repose dans la chapelle du château[2].
Le château, de style Renaissance, se distingue par sa façade à balcon semi-circulaire soutenu par des colonnes doriques. Le parc, long de 2 km, abrite des dépendances inventoriées (kiosque, serre, bassin, volière)[3], témoignages des embellissements successifs[4]. Des autres bâtiments de l'abbaye, il ne reste que quelques vestiges[5].
Depuis 1990, le château est la propriété des créateurs de la société bisontine Maty [6].
Moulins
La présence de 2 moulins[7] est attestée en 1231, année où un accord est passé entre l'abbé de Billon et Hugues de Chenecey concernant la gestion du niveau des barrages (écluses) alimentant les dits moulins, de la Rochère pour les religieux et des fils d'Aubert pour le seigneur. Ces moulins fonctionnaient encore en 1703 puisqu'ils firent l'objet d'un procès[8].
Forges et fermes
Des forges (martinet), étaient implantées en rive droite de la Loue, 700 m en amont de l'abbaye, elles auraient été annexées à cellles de Chenecey à la fin du XVIIe siècle[9]. Le martinet est signalé en activité en 1844. Une voie ferrée à écartement réduit les reliait à celles de Chenecey. Les forges cessent définitivement leur activité au cours de la Seconde Guerre mondiale, peu avant celles de Chenecey (1949). En 1974, une pisciculture s'installe sur le site et aménage le bief d'alimentation des roues hydrauliques, long de 400 m, en bassins d'élevage de truites. Une micro centrale électrique occupe aujourd'hui les lieux.
La ferme du Haut et celle du Bas, intégrant un moulin sur la Loue construit par James Tissot, sont présentes sur le territoire de l'ancienne commune.
