Bureaux du Cœur
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| Fondation |
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| Type | |
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| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France) |
| Siège | |
| Pays |
| Fondateur |
Pierre-Yves Loaëc (d) |
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| Direction |
Kinda Garman |
| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
Bureaux du Cœur est une association loi de 1901 française fondée en 2020 par Pierre-Yves Loaëc. Elle organise un réseau d'entreprises prêtes à héberger temporairement des personnes en situation de précarité et de pauvreté en exploitant les espaces des bureaux inoccupés dans le but de proposer un cadre sécurisé la nuit et le week-end. L'intermédiaire est réalisé avec des associations et d'acteurs sociaux du milieu.
En , l'association et son réseau a hébergé au total plus de 250 personnes pour 40 000 nuitées. Elle s'appuie sur cent bénévoles membres et un réseau de 200 entreprises participantes.
L'association est fondée par Pierre-Yves Loaëc en 2020, peu avant le début de la pandémie de Covid-19 en France, dirigeant de l’agence de communication Nobilito[1],[2]. Il est président du Centre des jeunes dirigeants (CJD) de Nantes[1],[2]. L'idée lui vient fin 2019 en constatant qu'une femme près de son bureau vit dans la rue alors que son entreprise dispose « d'une cuisine, d’une douche, des toilettes » et qu'il manque alors peu pour « proposer à cette femme de l’accueillir avec dignité », mais n'ose jamais lui parler[1],[2],[3],[4]. Il convainc alors une quinzaine de ses homologues de se lancer avec l'objectif de proposer à des personnes en situation de précarité un accueil dans des locaux professionnels, en dehors des heures de travail[2],[3],[5].
Principes
Face aux questions humaines, techniques et d'assurances, Pierre-Yves Loaëc oriente le concept vers un modèle associatif avec pour mission unique que celle de s'occuper du logement. Selon Loaëc, l'association fait d'abord face à une certaine réticence des associations du secteur, qui craignent de se voir « parasiter [par] leurs actions [avec] une certaine forme de concurrence »[2]. Parallèlement, l'association doit tempérer des stéréotypes ancrés concernant les sans-abris sur leur supposé manque d’hygiène, leurs addictions et leur délinquance[1]. En outre, les entreprises partenaires peuvent être soumises aux réticences des courtiers d'assurances[1]. Deux grands assureurs, dont Axa, finissent par trouver un intérêt à ce que quelqu'un soit hébergé dans des locaux professionnels la nuit, puisqu'ils constatent une diminution du risque de cambriolage et se mettent à prévoir une clause « Bureaux du coeur » dans son contrat pour les petites ou moyennes entreprises (PME) sans surcoût[2],[3],[6].
Ce réseau de partenaires accueille ces « invités » en réinsertion ou en reconversion professionnelle, qui une fois les critères validés, sont mis en relation avec « hôte » et l'« invité » par l’intermédiaire des associations et d'acteurs sociaux du milieu le long de l'hébergement[2],[3]. Cela comprend les travailleurs pauvres, les étudiants, les demandeurs d'asile, les réfugiés, ou encore les femmes victimes de violences[3]. Ces « invités » doivent être majeurs, seuls, ne pas être en situation irrégulière, ou en passe de ne plus l'être, sans addiction lourde, ni manifester de troubles psychiques ou nécessiter d'un traitement médical lourd[1],[2],[3]. Un suivi mensuel est organisé entre les trois parties et encadré par une convention[2]. La convention s'écoule sur une période de trois mois, renouvelable une fois[7].
Pierre-Yves Loaëc reconnaît que si l'association ne va « pas résoudre les problèmes du mal-logement », elle permet cependant « libère[r] de l'espace », car « les bureaux sont vides 70 % du temps »[3]. Au-delà de l’hébergement, le fondateur cite une mobilisation spontanée des collaborateurs pour aider l'« invité » à « refaire son CV » ou à traiter des questions administratives tout en lui faisant bénéficier du réseau de contacts de l'entreprise hôte[1].