Béatrice d'Ornacieux
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| Béatrice d'Ornacieux | |
Fresque de Daniele Crespi (1629), chartreuse Saint-Ambroise de Garegnano | |
| Sainte | |
|---|---|
| Date de naissance | v. 1260 |
| Lieu de naissance | Ornacieux |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Eymeux |
| Ordre religieux | Ordre des chartreux |
| Béatification | 15 avril 1869 par Pie IX |
| Fête | 25 novembre |
| Attributs | marteau, clou |
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Béatrice d'Ornacieux (v. 1260 - ), dite également de Miribel d'Ornacieu, est une chartreuse fondatrice d'un monastère et vénérée comme bienheureuse dans l'Église catholique romaine. Son culte est confirmé en 1763 et elle est béatifiée par le pape Pie IX le [1]. Sa fête liturgique est fixée au [2].
Son hagiographie est écrite au XIVe siècle dans l'ouvrage en francoprovençal lyonnais La Vita seiti Biatrix virgina de Ornaciu (« La vie de sainte Béatrice d'Ornacieux vierge ») de la religieuse Marguerite d'Oingt[3].
Béatrix est née aux alentours de 1260 à Ornacieux dans une famille noble et puissante, les seigneurs de Miribel d'Ornacieux, originaire du Dauphiné[4]. Entrée en 1273 à la Chartreuse de Parménie, elle part ensuite fonder un monastère à Eymeux où elle vit dans l'austérité et y connait de nombreuses extases mystiques[5]. Elle en devient prieure et y meurt vers 1303[6]. Ses reliques sont alors partagées entre Eymeux et Parménie.
Écrit historique
Le principal texte la concernant a été écrit au XIVe siècle, par Marguerite d'Oingt, en ancien francoprovençal, sous le titre original : Li Via seiti Biatrix, virgina de Ornaciu[7]
« § 112 : Quant vit ço li diz vicayros que ay o coventavet fayre, ce alyet cela part et en ot mout de dongiers et de travayl, ancis que cil qui gardont lo lua d'Emuet li volissant layssyer ço que il demandavet et que li evesques de Valenci o volit commandar. Totes veys yses com Deus o aveyt ordonat oy se fit. »
Iconographie
En raison de sa dévotion pour la Passion du Christ et des meurtrissures de son corps, elle est souvent représentée tenant un clou ou l'enfonçant dans sa main gauche avec un marteau, pour partager en quelque chose les douleurs de Jésus crucifié[8].