Bénigne-Claude Délorier

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Bénigne-Claude Délorier, dit « l'Invalide », né le à Dijon (Côte-d'Or) et mort le à Blainville-Crevon (Seine-Inférieure), est un capitaine d'infanterie du Premier Empire, chansonnier et écrivain français.

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Bénigne-Claude Délorier
Le Capitaine Délorier par Bernard Biget (1826)
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Engagé en , comme simple soldat au 15e Régiment d'infanterie légère, il gravit tous les échelons jusqu'au grade de capitaine obtenu le pendant le siège de Hambourg. Il est blessé grièvement au lendemain de la bataille de Waterloo, et perd son bras droit.

Pendant la Restauration, il se fait connaître comme chansonnier et auteur de nouvelles et romans sous le nom de « l'Invalide ».

Biographie

Bénigne-Claude Délorier passe son enfance à Besançon, où il se marie le . Il est alors acteur de théâtre. Engagé dans l'armée comme simple soldat le , il fait les campagnes de Prusse et de Pologne (1806-1808), d'Allemagne (1809-1811) et de Russie (1812). Il est blessé à Ratisbonne () et à la bataille de la Moskowa (). Le , dans Hambourg assiégée, le Maréchal Davout le nomme capitaine. Il est alors aide de camp du Général Jean-François Rome.

À la chute de l'Empire, il se rallie d'abord au nouveau régime, et est nommé chevalier de l'Ordre royal de la Légion d'honneur le [1]. Cependant, pendant les Cent-Jours, il reprend du service sous les ordres du général Rome. Il est grièvement blessé le , lors du combat de Namur, et perd son bras droit. D'abord en captivité, puis libéré, il rentre à Paris à la fin de l'année 1815.

Il se fait alors connaître pour ses chansons et romans qu'il publie sous le nom de l'Invalide. On lui doit ainsi les Chansons d'un invalide (1819, 1831, 1846), La Famille de Surville [2] (1825), et divers contes, nouvelles et poèmes. Certains sont publiés en feuilleton dans le Journal de Rouen. D'abord soutien du nouveau régime, il évolue vers une position plus critique, et finit par adhérer ouvertement au mythe napoléonien (passage des cendres au Val-de-la-Haye[3]).

Membre de la franc-maçonnerie, il est vénérable de la loge de la Rose du Parfait Silence de 1820 à 1826, et préside son chapitre Rose-Croix[4].

En 1826, il achète un terrain à Blainville-Crevon, où il se fait construire une maison (1827) dans laquelle il passe la fin de ses jours. C'est dans cette maison que, bien plus tard, verront le jour Marcel Duchamp (1887) et sa sœur, Suzanne (1889).

Bénigne-Claude Délorier était connu et apprécié dans sa région d'adoption et ses funérailles attirèrent une grande assistance (Journal de Rouen du ). Sa tombe est toujours visible au cimetière de Blainville-Crevon.

Notes et références

Liens externes

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