Céphalotaxine

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Nom UICPA17-methoxy-5,7-dioxa-13-azapentacyclononadeca-2,4(8),9,16-tetraen-18-ol
Synonymes

(+)–Cephalotaxine[1], omacétaxine[1], céphalotaxlène[1]

Céphalotaxine
Image illustrative de l’article Céphalotaxine
Identification
Nom UICPA 17-methoxy-5,7-dioxa-13-azapentacyclononadeca-2,4(8),9,16-tetraen-18-ol
Synonymes

(+)–Cephalotaxine[1], omacétaxine[1], céphalotaxlène[1]

No CAS 24316-19-6 [2]
No ECHA 100.164.411
No CE 636-631-9
PubChem 65305
SMILES
InChI
Apparence Solide blanc cristallin
Propriétés chimiques
Formule C18H21NO4  [Isomères]
Masse molaire[4] 315,363 6 ± 0,017 3 g/mol
C 68,55 %, H 6,71 %, N 4,44 %, O 20,29 %,
Propriétés physiques
fusion 135-136 °C [5]
Masse volumique 1.4±0.1 g/cm3 [2]
Propriétés optiques
Pouvoir rotatoire [𝛼]25= -204°(lévogyre)[5]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La céphalotaxine (CET) ou omacétaxine est un alcaloïde dérivé de la benzoazépine, initialement isolé à partir de l'arbre Cephalotaxus, une espèce originaire principalement d'Asie[6]. Les propriétés thérapeutiques importantes de la céphalotaxine ont attiré l'attention des chercheurs, notamment dans le domaine de la recherche sur le cancer, en raison de son potentiel antitumoral. De plus, cette molécule sert de précurseur pour la synthèse de plusieurs dérivés qui sont également dotés de propriétés anti-cancéreuses.  

Initiées en 1963 avec la première extraction et caractérisation de la CET[6], les recherches ont ensuite progressé notamment grâce à des méthodes innovantes permettant d'obtenir jusqu'à 2Kg de CET pure à partir d'une tonne de feuilles récoltées[7]. Les études sur la structure de la CET et ses analogues ont réellement débuté en 1969, suivies des premières publications sur les différentes voies de synthèse de la Céphalotaxine en 1972.

Synthèse de Weinreb

La synthèse de Weinreb permet de synthétiser la céphalotaxine bien que le rendement global soit relativement faible, atteignant seulement 2,7%[8]. C'est une voie de synthèse en 13 étapes dont le réactif de départ est le pipéronal, sur lequel est additionnée un prolinol (en) qui permet ensuite d'ajouter 2 nouveaux cycles dans la molécule. Un cycle supplémentaire est encore ajouté grâce à une dicétone qui est ensuite réduite à l'aide de NaBH4 pour obtenir la céphalotaxine.  

Plusieurs autres chimistes s'inspirent de cette voie pour proposer des méthodes alternatives de synthèse de la CET avec de nouvelles stratégies de formation de l'énamine. Parmi ces méthodes, on peut trouver :  

  • La synthèse de Dolby en 8 étapes à partir du pipéronal et dont le rendement global est de 3%[8]. Dans cette synthèse, la formation des nouveaux cycles se fait par activation photochimique. La fonction lactame formée est ensuite réduite par LiAlH4 suivi d'une oxydation qui permet l'élaboration de l'énamine et donc de la CET.  
  • La synthèse de Weinstein en 9 étapes à partir du benzodioxole et dont le rendement est de 15%[9] . La cyclisation se fait par réaction de Friedel-Crafts. Le cycle pyrrole et le carbonyle sont ensuite réduits en amine qui est finalement oxydée en énamine.  

Il est possible également de parvenir à la CET à partir de l'acide homovératrique, selon la voie de synthèse de Hanaoka. Ce chemin de 12 étapes reste similaire à la synthèse de Weinreb avec certains réactifs différents. Le rendement de cette voie sera plus élevé pour atteindre 6,2%[8].  

Dérivés

Applications

Références

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