Côte des Ajoncs
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La Côte des Ajoncs désigne une frange littorale des Côtes-d'Armor, en France. Longue d'environ 30 kilomètres, elle se situe entre Perros-Guirec et l'embouchure du Jaudy, dans le pays historique du Trégor. Elle tient son nom des ajoncs, nombreux sur cette portion de la côte.
Flore

La côte des Ajoncs est marquée par une succession de grèves, de pointes déchiquetées, de plages abritées, de criques paisibles et d'îlots rocheux. C'est un fragment spécifique du paysage breton, caractéristique du Trégor, où se mêlent îlots inhabités, imposants rochers de granite et épaisses forêts de pins.
Le littoral est relié par le sentier côtier, qui fait partie du GR34 reliant Paimpol à Perros-Guirec.
Les ajoncs étant particulièrement résistants aux vents et aux embruns, ils se retrouvent un peu partout le long du littoral trégorrois. Ils protègent les sols pauvres de l’érosion et créent, grâce à la densités de leurs buissons épineux, des barrières naturelles quasi-infranchissables.
Patrimoine naturel
Les îles de Buguélès est un chapelet d'îlots s'étendant de Port-Blanc à Buguélès, sur la commune de Penvenan. Ce sont des petites îles sauvages au large, pour la grande majorité boisées et au relief marqué par des pitons granitiques. Certaines sont reliées les unes aux autres par des cordons de galets. On dénombre dix îles principales, dont l'île Illiec, auxquelles on peut rajouter un grand nombre d'îlots plus ou moins importants. Formant une côte particulièrement découpée, certains marins qualifient cette zone de navigation accidentée de « chaos granitique ».
Pors Scaff, sur la côte de Plougrescant, présente des paysages de landes et de roches. Ces paysages ont servi de décors au film Un long dimanche de fiançailles[1]
Le site du « Gouffre », ou Castel Meur, est connu pour la « carte postale »[2] de sa petite maison traditionnelle bretonne entourée de deux rochers ; les deux « tombolos » de ce site sont un phénomène géomorphologique rare.



Lieux et monuments
Tréguier, entourée par le Jaudy et le Guindy, est une ancienne cité épiscopale ; elle compte plusieurs monuments d'origine médiévale, notamment sa cathédrale gothique où officia Saint-Yves, ainsi que des ruelles et maisons à pans de bois.
La chapelle Saint-Gonery, à Plougrescant, présente un clocher asymétrique ainsi qu'un environnement préservé : enclos, ifs, chaire à prêcher, calvaire, ainsi que son mobilier et sa décoration intérieure.
La chapelle Notre-Dame de Port-Blanc est une chapelle à demi enterrée, datant du XVIe siècle. Elle est bâtie sur les fondations d’une tour de guet du XIIIe siècle. La chapelle est classée au titre des monuments historiques en 1936 (escalier extérieur) et 1968 (chapelle, calvaire et enceinte du cimetière). Anatole Le Braz, écrivain local, dit d'elle : « Elle ne s'érige pas, elle se prosterne. »
Le moulin à marée de Buguélès est une construction rare. Les traces d'un premier moulin, situé à l'emplacement du site actuel, entre les îles Balanec, Ozac'h et l'île Illiec apparaissent à la fin du XVIe siècle. Édifié par le Seigneur de Kersalio de Plougrescant, il aurait été en fonctionnement jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, avant d'être détruit. Les archives témoignent de la reconstruction, en 1837, d'un nouveau moulin sur le site de l'ancien. Ozou, un armateur et commerçant de Tréguier, aurait décidé de cette reconstruction. Le moulin est composé de deux digues distinctes, l'une rattachée au sillon de galets d'Illiec et acceptant l'eau à marée basse, l'autre adjointe directement au moulin et libérant l'eau à marée descendante. L'étang créé par l'enfermement du site (îles et digues) se remplit ou se vide donc en fonction des marées.



