Tombolo

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Saint-Pierre-et-Miquelon, réunion de trois îles par des tombolos, mis en place à la fin du XVIIIe siècle entre Grande Miquelon et Langlade (image Nasa, 2009 en fausses couleurs)
Route des Anges de l'île Shōdo, Tonoshō, préfecture de Kagawa, au Japon (34° 28′ 41,60″ N, 134° 11′ 20,66″ E)
Isthmes, flèches, tombolos de Cap Cod, Massachusetts

Un tombolo est le terme géomorphologique concernant un cordon littoral reliant une île à un continent, deux îles, ou plus généralement deux étendues terrestres. Un marais maritime (naturel ou aménagé) est souvent associé à la mise en place du tombolo. Le dépôt sédimentaire (sableux ou graveleux) est généralement mis en place par la diffraction du train de vagues due à l'île : celle-ci protège la zone située entre elle et l'autre étendue terrestre, provoquant le dépôt des sédiments à l'endroit où les vagues se rencontrent.

Dans ce contexte, un tombolo est un isthme sableux.

On parle de tombolo simple dans le cas d'un cordon littoral unique, de tombolo double dans le cas de deux cordons littoraux entre lesquels se trouve généralement une lagune (parfois devenue étang), par exemple la Presqu'île de Giens.

« Tombolo » est un terme géomorphologique utilisé par les géographes (géomorphologues, océanographes, etc.)[1].

Gulliver, géographe anglais, propose en 1899 de généraliser l'emploi du terme italien tombolo — « langue de sable qui s'avance dans la mer ». Le mot proviendrait du latin tumulus (« tombeau »), tumba (« tombe ») qui avait pris en latin médiéval le sens de « terrain surélevé en zone marécageuse »[2].

Formation

Les cordons littoraux soudés au littoral par une de leurs extrémités sont des flèches littorales de sable ou de galets de forme allongée avec une pointe libre. Une pointe libre qui s'accroche à une île qu'elle relie au continent par sa langue de sable ou de galets constitue un tombolo ; les tombolos peuvent être simples ou multiples[2]. Le tombolo est souvent perpendiculaire à la ligne générale du trait de côte.

Chaque fois que la quantité des sédiments disponibles sur le rivage dépasse le volume des sédiments que les vagues et les courants littoraux peuvent déplacer par la dérive littorale, le processus d'accumulation (ensablement) l'emporte sur celui de l'érosion.

Houle et dérive littorale

Lorsque la réfraction et la diffraction de la houle correspondent à un affaiblissement de l'énergie des vagues et que la dérive littorale est suffisamment forte pour apporter une large quantité de matériaux, des plages ou des cordons littoraux se forment. L'île constitue un obstacle qui amortit les vagues, ce qui ralentit la dérive littorale, et produit un ensablement.

Contexte lacustre et fluvial

Un tombolo pourrait aussi être créé par une rivière : au sortir de gorges pour pénétrer dans une plaine, l’énergie du courant chute brutalement et un cordon de sédiments (alluvions ou galets selon la rivière) se dépose, en forme d’arc[3]. Ainsi, à Quinson, à la sortie des gorges du Verdon, la forme pourrait être par analogie comparée à un tombolo[4].

Morphologie et histoire

Références

Voir aussi

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