Côtes-de-blaye

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Un côtes-de-blaye[N 2] était un vin blanc sec français d'appellation d'origine contrôlée produit autour de la ville de Blaye, en Gironde. Cette appellation appartient au vignoble du Blayais et du Bourgeais, une des subdivisions du vignoble de Bordeaux. Depuis 2015, l'appellation n'est plus revendiquée et ne fait plus partie de la liste des AOC sur le site de l'INAO. Les vignes ont été arrachées, ou ont été converties pour produire les appellations blaye (qui est lui un vin rouge) et blaye-côtes-de-bordeaux (en rouge et en blanc sec).

Type d'appellation(s)AOC / AOP
Reconnue depuis1936[1]-2026
PaysDrapeau de la France France
Région parentevignoble de Bordeaux
Faits en bref Type d'appellation(s), Reconnue depuis ...
Côtes-de-blaye
Image illustrative de l’article Côtes-de-blaye
Vignoble des côtes-de-blaye.

Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1936[1]-2026
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Bordeaux
Sous-région(s) vignoble du Blayais et du Bourgeais
Localisation Gironde
Climat océanique
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
2 175 heures (à Pauillac)[2]
Superficie plantée 0 hectare
Nombre de domaines viticoles ils étaient une dizaine[3]
Cépages dominants colombard B et ugni blanc B[4],[N 1]
Vins produits blancs secs
Production 1 000 à 2 000 hectolitres[3]
Pieds à l'hectare minimum 4 500 ceps/ha[4]
Rendement moyen à l'hectare maximum 60 à 72 hl/ha[4]
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Histoire

L'appellation est reconnue par le décret du [1], en même temps que les toutes premières appellations d'origine contrôlée du vignoble de Bordeaux, dont les AOC blaye (vin rouge produit sur la même aire d'appellation que le côtes-de-blaye) et premières-côtes-de-blaye (vin rouge ou blanc). La différence principale entre le côtes-de-blaye et le premières-côtes-de-blaye est l'encépagement, le premier basé sur le colombard (cépage productif), le second sur le sémillon, le sauvignon et la muscadelle (cépages jugés plus qualitatifs). Ce texte de définition est modifié par les décrets du , du et du (annulés par l'ordonnance du 9 août 1944[5], comme une large partie des actes législatifs ou réglementaires du régime de Vichy), puis par l'arrêté du [6] qui modifie les règles de taille (la taille Guyot est désormais obligatoire, en simple ou en double, tandis que la taille à trois astes est désormais interdite) et limite la densité de plantation (à 4 500 pieds par hectare).

En 2009, l'appellation « premières-côtes-de-blaye » (en rouge comme en blanc) disparaît au profit du « blaye-côtes-de-bordeaux »[7], une dénomination géographique au sein de l'appellation côtes-de-bordeaux. En , un nouveau décret[8] modifie l'encépagement de l'appellation côtes-de-blaye, y introduisant l'ugni blanc comme cépage principal en compagnie du colombard. Ce cépage était auparavant utilisé pour la production d'eau-de-vie par distillation, sous les noms de cognac (mais la Gironde est exclue de l'aire de production au début du XXe siècle), puis d'« eau-de-vie d'Aquitaine » (appellation reconnue par le décret du ), puis de « fine Bordeaux » (décret du ).

À partir des années 1980, la production de l'eau-de-vie est progressivement abandonnée en Blayais, les parcelles sont soit arrachées, soit converties en blancs secs de l'appellation côtes-de-blaye. En , le nouveau cahier des charges de l'appellation côtes-de-blaye est modifié[9], puis de nouveau en [4]. En quelques années, l'appellation n'est plus revendiquée et ne fait plus partie de la liste des AOC sur le site de l'INAO. Au niveau de l'Union européenne, par décision du , le « Côtes de Blaye » est retiré (cancellation) de la liste des appellations d'origine protégée (AOP)[10].

Vignoble

L'appellation côtes-de-blaye, au nord du vignoble de Bordeaux.

Le côtes-de-blaye peut être produit sur le Blayais, soit la partie nord-est du département de la Gironde, de la rive droite de l'estuaire de la Gironde jusqu'à la limite avec le département de la Charente-Maritime. Cette aire de production est très vaste (plus de 20 000 hectares), mais moins d'une centaine d'hectares sont revendiqués dans cette appellation[3].

Aire d'appellation

L'aire d'appellation couvre les 41 communes suivantes : Anglade, Berson, Blaye, Braud-et-Saint-Louis, Campugnan, Cars, Cartelègue, Cavignac, Cézac, Civrac-de-Blaye, Cubnezais, Donnezac, Étauliers, Eyrans, Fours, Générac, Laruscade, Marcenais, Marcillac, Marsas, Mazion, Plassac, Pleine-Selve, la partie de la commune de Pugnac correspondant au territoire de Lafosse avant sa fusion avec celle-ci au , Reignac, Saint-Androny, Saint-Aubin-de-Blaye, Saint-Caprais-de-Blaye, Saint-Christoly-de-Blaye, Saint-Ciers-sur-Gironde, Saint-Genès-de-Blaye, Saint-Girons-d'Aiguevives, Saint-Mariens, Saint-Martin-Lacaussade, Saint-Palais, Saint-Paul, Saint-Savin, Saint-Seurin-de-Cursac, Saint-Vivien-de-Blaye, Saint-Yzan-de-Soudiac et Saugon[4].

Géologie

Le Blayais, sur la rive droite de la Gironde, est avant tout calcaire : formations dites du « calcaire de Blaye » datant de l'Éocène moyen (peut-être le Lutétien), rapidement remplacé plus à l'est par le « calcaire de Plassac » du Priabonien (Éocène supérieur, d'origine lacustre) sur les reliefs et des colluvions argileuses würmiennes et holocènes sur les versants et les fonds. L'arrière-pays encore plus à l'est a des reliefs de « calcaire de Saint-Estèphe » gréseux à débris de fossiles (de l'Éocène) avec des vallons remplis de colluvions sableuses quaternaires[11],[12].

Climatologie

Encépagement

Rang de vignes chargées de grappes de raisin.
Récolte abondante d'ugni blanc.

Les cépages principaux sont le colombard B[N 1] et l'ugni blanc B, avec en « cépages accessoires » autorisés la muscadelle B, le sauvignon B, le sauvignon gris G et le sémillon B. Le colombard et l'ugni blanc doivent dominer l'encépagement des parcelles avec 60 et 90 % des pieds[4].

Le colombard et l'ugni blanc sont des cépages très minoritaires du vignoble de Bordeaux, surtout par rapport aux surfaces plantées en sauvignon et en sémillon. L'ugni blanc[13] est originaire d'Italie (où il s'appelle Trebbiano toscano). Il sert habituellement à produire avec de grands rendements des vins plutôt acides et peu aromatiques destinés à être distillés pour faire du cognac. Le colombard[14] apporte des arômes fruités très prononcés à l'assemblage.

Vins

D'après le cahier des charges[3], le côtes-de-blaye est un vin blanc tranquille et sec, vif, de couleur jaune clair et à boire jeune.

Notes et références

Voir aussi

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