Punicalagine
composé chimique
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Les punicalagines sont des tanins hydrolysables de masse molaire 1 084 g·mol-1 formées par les isomères de 2,3-(S)-hexahydroxydiphenoyl-4,6-(S,S)-gallagyl-D-glucose.
Ce sont des ellagitanins complexes formés d'un glucose lié à l'acide ellagique et à l'acide gallagique.
| Punicalagine | |
| Structure chimique de la punicalagine | |
| Identification | |
|---|---|
| Synonymes |
2,3-(S)-Hexahydroxydiphenoyl-4,6-(S,S)-gallagyl-D-glucose |
| No CAS | |
| PubChem | |
| SMILES | |
| InChI | |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | C48H28O30 [Isomères] |
| Masse molaire[1] | 1 084,717 9 ± 0,049 4 g/mol C 53,15 %, H 2,6 %, O 44,25 %, 1084.71792 |
| Écotoxicologie | |
| DL50 | , rat, oral |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
| modifier |
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On les trouve dans la peau de grenade et les jus de grenade commerciaux, obtenus par pressage des fruits entiers[2]. Elles sont aussi présentes dans les feuilles d'un arbre tropical, le badamier (Terminalia catappa), connu aux Antilles françaises sous le nom d'amandier-pays. Dans de nombreux pays[3],la décoction des feuilles est conseillée dans le traitement de l'hypertension artérielle. A Taiwan, la médecine populaire recommande le badamier dans la prévention des hépatomes et le traitement des hépatites[4].
Les punicalagines sont hydrosolubles et possèdent une bonne biodisponibilité[5]. Seulement 3 à 6 % des punicalines ingérées par les rats se retrouvent sous forme de métabolites identifiables dans les fèces et l'urine. Elles s'hydrolysent en acide ellagique in vivo[6],[7]. Elles n'ont pas manifestées de toxicité après l'administration orale à fortes doses pendant 37 jours à des rats[8].
Les punicalagines ont une activité anti-oxydante et antigénotoxique. Elles manifestent un effet antiprolifératif sur des cultures de cellules NIH3T3 transformées par l'oncogène H-ras[4].