Cadavérine

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La cadavérine, 1,5-diaminopentane ou encore pentaméthylènediamine est un composé organique de formule NH2(CH2)5NH2 appartenant à la famille des diamines. Structurellement proche de la putrescine, avec laquelle elle partage la toxicité[6] et une odeur nauséabonde, elle est comme elle issue, sous l'action des enzymes protéolytiques bactériennes, de l'hydrolyse de certaines protéines lors de la putréfaction de plantes ou de cadavres d'animaux[7], d'où elle tire son nom.

Nom UICPApentyl-1,5-diamine
Synonymes

pentaméthylènediamine

Faits en bref Identification, Nom UICPA ...
Cadavérine
Image illustrative de l’article Cadavérine
Image illustrative de l’article Cadavérine
Représentations typologique et 3D de la cadavérine.
Identification
Nom UICPA pentyl-1,5-diamine
Synonymes

pentaméthylènediamine

No CAS 462-94-2
No ECHA 100.006.664
No CE 207-329-0
No RTECS SA0200000
PubChem 273
SMILES
InChI
Apparence liquide incolore à jaunâtre, odeur désagréable[1]
Propriétés chimiques
Formule C5H14N2  [Isomères]
Masse molaire[2] 102,178 1 ± 0,005 4 g/mol
C 58,77 %, H 13,81 %, N 27,42 %,
Propriétés physiques
fusion 14 °C[1]
ébullition 178 à 180 °C[1]
Masse volumique 0,87 g·cm-3 (20 °C)[1]
Point d’éclair 62 °C (coupelle fermée)[1]
Pression de vapeur saturante 0,9 mbar à 20 °C[1]
Propriétés optiques
Indice de réfraction  1,458[3]
Précautions
SGH[3]
SGH05 : Corrosif
H314, P280, P310 et P305+P351+P338
NFPA 704[4]

Symbole NFPA 704.

 
Transport[1]
Écotoxicologie
LogP -0,150[5]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.
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Histoire

La putrescine[8] et la cadavérine[9] furent décrites pour la première fois en 1885 par le médecin berlinois Ludwig Brieger (1849–1919)[10].

Biosynthèse

La cadavérine est le produit de la décarboxylation de la lysine par la lysine décarboxylase. Ce sont les micro-organismes saprophytes qui sont les principaux responsables de sa production. Cependant, la cadavérine n'a pas strictement pour origine la putréfaction. Elle est aussi produite en petite quantité par les êtres vivants[11].

Histamine, tyramine, putrescine et cadavérine se retrouvent dans la plupart des fromages, proportionnellement à la durée de maturation et ces amines sont normalement « dégradées, au niveau du foie » ; on constate que les personnes qui ne les dégradent pas normalement sont sujettes à des troubles tels que des vertiges en cas de saturation (ingestion de fromage) voire d'effets secondaires graves à la prise d'antidépresseurs activant ou désactivant les récepteurs d'amines (en particulier ceux de la sérotonine)[12].

La structure chimique des amines « peut être aliphatique (putrescine, cadavérine, agmatine, spermine, spermidine), aromatique (tyramine, 2-phényléthylamine) ou hétérocyclique (histamine, sérotonine, tryptamine) », de plus on en trouve trace dans des produits laitiers dont des yaourts[13].

Signification clinique

Des niveaux élevés de cadavérine dans l'urine peuvent être un indice d'une déficience du métabolisme de la lysine chez le patient.[réf. souhaitée]

Toxicité

La cadavérine est toxique à haute dose. Chez les rats sa toxicité aigüe orale est toutefois faible, plus de 2 000 mg·kg-1[14].

Notes et références

Voir aussi

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