CAPTAS-4

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Le CAPTAS-4 est un sonar remorqué développé par Thales afin d’équiper les bâtiments de combat de surface. Fabriqué à Brest, en France, il constitue le système le plus puissant et le plus avancé de la gamme CAPTAS (Combined Active and Passive Towed Array Sonar) produite par Thales[1]. Le système équipe plusieurs navires majeurs de la Marine nationale ainsi que ceux de différents clients à l’exportation. Une variante britannique, désignée « Sonar 2087 », est notamment utilisée à bord des frégates de lutte anti-sous-marine de la Royal Navy.

Description

Le système CAPTAS-4 comprend un sonar actif à ultra-basse fréquence UMS-4249, doté de quatre anneaux en céramique et intégré dans un corps remorqué à immersion variable[2],[3]. Capable de plonger jusqu’à 300 mètres de profondeur, il permet de couvrir un très vaste volume d’eau à extrêmement longue portée. En complément du sonar à immersion variable UMS-4249, le système utilise une antenne linéaire multifonction remorquée équipée d’hydrophones destinée à capter les bruits rayonnés ainsi que les signaux réfléchis. Cette antenne reçoit notamment les échos des émissions à très basse fréquence (VLF) du UMS-4249 afin de localiser, classifier et suivre une cible, tout en assurant également une capacité de détection passive lorsque les sonars actifs ne sont pas employés. Le système est par ailleurs conçu pour détecter les signatures acoustiques spécifiques des torpilles, fournissant ainsi une alerte précoce permettant le déploiement de contre-mesures en cas d’attaque sous-marine contre le navire porteur[2].

Le principal atout du CAPTAS-4 réside dans la séparation entre les équipements d’émission et de réception, lui permettant de détecter des sous-marins à très longue distance — jusqu’à environ 150 km — et ainsi de créer une véritable « bulle de sécurité », notamment autour d’un groupe aéronaval[2],[3]. Le système est également capable de déterminer instantanément l’origine du bruit détecté, qu’il provienne du bâbord ou du tribord, ce qui constitue un avantage majeur aussi bien en haute mer que dans les zones côtières, où le nombre de signaux acoustiques est particulièrement élevé. Grâce à son immersion variable, le sonar peut être positionné à la profondeur optimale afin d’éviter les zones de non-détection qui se forment dans l’océan en fonction de la température, de la salinité et de la pression de l’eau — des couches acoustiques dans lesquelles les sous-marins peuvent chercher à se dissimuler[2].

Le CAPTAS-4 équipe les frégates multi-missions FREMM des marines française, italienne, égyptienne et marocaine, ainsi que les futures frégates espagnoles de classe F-110. Le système est également finalement sélectionné par l’US Navy pour équiper les frégates de classe Constellation, après que la marine américaine eut initialement privilégié un système concurrent, le DART (Dual-mode Array Transmitter). Développé sous la responsabilité de Raytheon, ce dernier ne parvint toutefois pas à atteindre les performances attendues[1],[2],[3],[4].

Variantes

Sonar 2087

Fabriqué sur plusieurs sites de Thales au Royaume-Uni, le Sonar 2087 constitue une variante britannique du système CAPTAS-4. Il équipe les frégates de Type 23 de la Royal Navy et doit également être intégré aux futures frégates de Type 26 actuellement en construction[5].

CAPTAS-4 Compact

Le CAPTAS-4 Compact est développé afin de conserver les mêmes performances de détection que le CAPTAS-4 standard, tout en réduisant son poids global d’environ 20 % et son encombrement de près de 50 %[6],[7]. Cette réduction permet à des frégates de premier rang de taille moyenne, telles que les frégates françaises de défense et d’intervention (FDI) d’environ 4 000 tonnes, de disposer de capacités de lutte anti-sous-marine collaboratives comparables à celles de frégates et destroyers plus imposants. Selon Thales, le CAPTAS-4 Compact peut également être conteneurisé, ce qui en ferait le seul sonar de cette catégorie pouvant être transféré d’un navire à un autre selon les besoins opérationnels[6]. Le système doit équiper les futures frégates françaises de classe FDI, dont l’entrée en service opérationnel est prévue à partir de 2025, ainsi que les unités commandées par la Grèce[7].

Notes et références

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