Classe Kimon

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Longueur122 m
Maître-bau17,7 m
Déplacement4 460 tonnes
Classe Kimon
illustration de Classe Kimon
Le Kimon, navire de tête de la classe, au Pirée en janvier 2026.
Frégate de défense et d'intervention
Caractéristiques techniques
Type Frégate
Longueur 122 m
Maître-bau 17,7 m
Déplacement 4 460 tonnes
Propulsion CODAD
Puissance 43 000 ch
Vitesse 27 nœuds (50 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement
Aéronefs
Rayon d'action 5 000 milles marins (9 300 km) à 15 nœuds (28 km/h)
45 jours d'endurance[4]
Autres caractéristiques
Électronique
Équipage 110 marins et 15 membres d’équipage aérien
Histoire
Chantier naval Naval Group de Lorient (France)
A servi dans  Marine hellénique
Commanditaire Drapeau de la Grèce Grèce
Période de
construction
Depuis 2021
Période de service Depuis 2026
Navires construits 1
Navires prévus 4
Navires en activité 1

La classe Kimon, également appelée FDI HN, est une classe de frégates de la Marine hellénique. La classe possède un armement plus important que la frégate de défense et d'intervention française. Le navire de tête, le Kimon, devait initialement entrer en service début 2025, mais les essais en mer se terminent fin 2025, et la livraison a lieu le .

Construction

En , le gouvernement grec du premier cabinet de Kyriákos Mitsotákis signe un accord avec le Naval Group français pour l’achat de trois frégates FDI HN, avec une option pour une quatrième, pour la marine hellénique dans le cadre d’un programme de défense de 3 milliards d’euros (3,34 milliards de dollars)[6],[7],[8].

Il est prévu que les frégates grecques disposent d’un armement plus complet, pouvant embarquer jusqu’à 32 missiles de défense aérienne Aster-30. Cela permet à la marine hellénique d’opérer trois navires équipés de 32 missiles de défense aérienne, de 21 missiles de défense rapprochée dans un lanceur Mk. 31 de 21 silos RAM Block 2B, de huit missiles anti-navires Exocet Block 3, de deux lanceurs doubles de torpilles MU90 et de systèmes de lance-leurres Sylena Mk. 1 pour les leurres anti-torpilles Canto. Deux de ces navires, initialement destinés à la marine française en 2025, sont désormais livrés à la marine hellénique. La signature de l’accord de construction est anticipée fin 2021 ou début 2022[9].

Le , lors de la cérémonie de lancement de la frégate Nearchos, le ministre de la Défense annonce que la Grèce lance les procédures pour acquérir une quatrième frégate du même type. Il précise également que la Grèce va procéder à la commande de missiles stratégiques MdCN. Cette information est ensuite confirmée par le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis via les réseaux sociaux[10],[11],[8].

En , il est annoncé qu’un accord de construction est signé entre la France et la Grèce[12], le contrat effectif pour la construction des navires étant signé le [13],[14]. En , des documents publiés par le Parlement hellénique indiquent que les deux premières frégates de la marine hellénique seront initialement équipées de manière similaire à leurs homologues françaises dans une configuration « Standard-1 » avec 16 silos Sylver A50. D’ici 2027, ces deux navires seront mis à niveau vers une configuration « Standard-2 » avec 32 silos A50 ainsi que le système RAM Block 2B. La troisième frégate de la marine hellénique sera construite dès le départ en configuration « Standard-2 »[15].

Depuis 2022, soixante-dix contrats ont été signés avec des entreprises grecques participant à la construction des frégates, pour des navires destinés aux marines grecque et française[16],[17],[18]. Parmi ces contrats, ceux relatifs à la construction de blocs pré-équipés dans les chantiers navals de Salamine et leur expédition vers la France pour assemblage concernent à partir de la troisième frégate grecque à la fois des navires grecs et français[19]. En , un protocole d’accord est signé avec Hellenic Aerospace Industry (en) pour intégrer les systèmes de lutte contre les drones (C-UAS) à bord des frégates[20].

En 2024, il est décidé d’ajuster la séquence de production en réaffectant le quatrième et le cinquième navire de la série. Le quatrième navire (anciennement Amiral Louzeau), initialement destiné à la France, est attribué à la Grèce, tandis que le cinquième navire de la série (anciennement Formion), initialement prévu pour la Grèce, est désormais destiné à la Marine française. Chaque navire reçoit un nouveau nom correspondant à son attribution[21]. L’impact de cette réaffectation sur la construction de la troisième frégate grecque dans une configuration améliorée « Standard-2 » reste incertain.

En , le Parlement grec ratifie l’amendement au contrat d’achat initial afin d’inclure le quatrième navire FDI, nommé Themistocles[22].

Le navire de tête de la classe, le Kimon, est officiellement livré et mis en service dans la Marine hellénique le , lors d’une cérémonie à laquelle assistent le ministre grec de la Défense Níkos Déndias, sa collègue française Catherine Vautrin, le général Dimitrios Choupis, chef de l’état-major général de la défense hellénique, et le vice-amiral Dimitrios-Eleftherios Kataras, chef de l’état-major de la Marine hellénique[23]. Il se rend à Brest sous pavillon grec pour la livraison de son armement[24]. Le navire arrive en Grèce et est accueilli le [25].

Historique

Notes et références

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