CIFG
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CIFG est l'un des huit premiers rehausseurs de crédit (monolines) aux États-Unis, chargés de transformer les créances hypothécaires risquées (les subprime) en placements recevant la meilleure notation financière, soit AAA. Pour y parvenir, il s'est engagé par contrat envers les émetteurs d'obligations utilisant ses services.
La société a été créée en dans l'État de New York, mais son siège est installé depuis le aux Bermudes. Son premier grand actionnaire a été la Caisse nationale des Caisses d'épargne, la CNCE, qui a accordé des prêts à hauteur de 200 millions de dollars à CIFG en 2004[1]. La CNCE a ensuite apporté CIFG à Natixis lorsque ce dernier a été créé à l'automne 2006 puis introduit en Bourse en .
Au cours de l'année 2006, les encours de créances garanties par CIFG ont doublé, passant de 38 milliards de dollars (25 milliards d'euros), en début d'année, à 78 milliards de dollars (53 milliards d'euros), en fin d'année[1].
Début 2007, les dirigeants de Natixis se rendent compte du risque pris, mais il faut attendre pour que soit donné un mandat à la banque Lazard pour trouver un acquéreur. Parmi plusieurs investisseurs contactés, qui refusent tous, la Caisse des dépôts du Québec[1].
Entretemps, l'agence de notation financière Fitch a estimé le , dans le cadre d'une étude du secteur, que CIFG pourrait avoir besoin de trois milliards de dollars pour prétendre à la solidité d’un «AAA».
Le groupe CIFG a conservé une notation financière AAA jusqu'au , date à laquelle l'agence de notation Moody's a assorti cette notation d'une perspective négative, suivie le lendemain par Standard and Poor's.
Le rachat par les Caisses d'épargne et les Banques populaires le 20 décembre 2007
Les deux maisons-mères de Natixis, le groupe Caisse d'épargne et le groupe Banque populaire ont été contraintes de racheter CIFG le et de le recapitaliser de 1,5 milliard d'euros. L'encours de CIFG a été chiffré à 70 milliards d'euros par Nicolas Merindol, directeur des Caisses d'épargne et de Natixis Asset Management, lors d'une audition officielle[2].
CIFG n'a cependant perdu sa note AAA chez Moody's que le . La dette de CIFG a ensuite été reléguée parmi les placements spéculatifs (junk bonds) par ces grandes agences de notation, subissant plus de quatre abaissements de sa note.