CRINK
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Les CRINK sont la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord. Ce terme, un sigle et acronyme constitué des initiales des noms anglais de ces quatre pays (NK pour North Korea, la Corée du Nord), a été employé pour la première fois par Peter Van Praagh (en) lors du 15e Halifax International Security Forum (en) en 2023, qu'il présidait[1],[2],[3],[4]. Il est possible d'ajouter un « + », pour désigner l'Inde, le Pakistan, la Syrie, l'Irak, et, de manière ambivalente, la Turquie.
La Chine occupe une place d'importance dans ce groupe, en fournissant par exemple des outils informatiques, des intrants, ou encore des technologies de l'énergie. Son projet des nouvelles routes de la soie, permettant des corridors de sécurité pour ses approvisionnements, et aussi d'apporter à l'Iran une sécurité économique et stratégique.
La Russie, elle, a aidé l'Iran, lors de la guerre d'Iran de 2026, et le Pakistan et la Corée du Nord peuvent partager les connaissances en systèmes balistiques.
Les CRINK ne constituent pas en 2026 une organisation formelle comme par exemple les BRICS, mais ils ont des régimes autoritaires qui se soutiennent mutuellement par des ressources économiques, militaires et diplomatiques[4] en raison de leur commune opposition à l'Occident[2],[5] et de leur implication dans des conflits militaires[6].
La Corée du Nord a ainsi proposé à la Russie en 2024, pour l'aider dans sa guerre en Ukraine, environ 10 000 soldats et 13 000 conteneurs d'obus d'artillerie, de roquettes antichar et de missiles balistiques KN-23, recevant en retour des livraisons de pétrole russe, l'aide de la Russie pour contourner les sanctions internationales et le transfert de certaines technologies permettant de développer des armes nucléaires tactiques. L'Iran fournit des drones de combat et a aussi promis de livrer des missiles balistiques à la Russie[7].
