Cabinet Schoof

From Wikipedia, the free encyclopedia

Cabinet Schoof
(nl) Kabinet-Schoof

Royaume des Pays-Bas

Description de cette image, également commentée ci-après
Le Premier ministre Dick Schoof.
Roi Willem-Alexander
Premier ministre Dick Schoof
Élection 22 novembre 2023
Législature XXXIXe
Formation
Fin
Durée 1 an, 6 mois et 21 jours
Composition initiale
Coalition
  • PVV jusqu'au 3 juin 2025
  • VVD
  • NSC jusqu'au 23 août 2025
  • BBB
Ministres 16
Femmes 7
Hommes 9
Représentation
Seconde Chambre
88  /  150
jusqu'au 3 juin 2025
51  /  150
du 3 juin au 23 août 2025
31  /  150
depuis le 23 août 2025
26  /  150
depuis les élections du 29 octobre 2025
Drapeau des Pays-Bas

Le cabinet Schoof (en néerlandais : Kabinet-Schoof) est le gouvernement du royaume des Pays-Bas entre le et le , sous la XXXIXe législature de la Seconde Chambre des États généraux.

Il est dirigé par l'indépendant Dick Schoof et formé après les élections législatives anticipées du 22 novembre 2023. Schoof est le premier Premier ministre depuis Jelle Zijlstra à ne pas avoir concouru lors des élections législatives précédant la formation du gouvernement. Son cabinet se compose de seize ministres, dont quatre portent le titre de vice-Premier ministre.

Majoritaire à la Seconde Chambre, il est constitué d'une coalition entre le Parti pour la liberté, le Parti populaire pour la liberté et la démocratie, le Nouveau Contrat social et le Mouvement agriculteur-citoyen.

Il succède au cabinet Rutte IV, qui assumait la gestion des affaires courantes depuis sa démission. Le , Dick Schoof annonce la démission du gouvernement en raison du retrait de la coalition du Parti pour la liberté et la tenue d'élections législatives anticipées. Le NSC quitte à son tour la coalition le .

Formation

Ce gouvernement est dirigé par le nouveau Premier ministre indépendant Dick Schoof. Il est constitué et soutenu par une coalition entre le Parti pour la liberté (PVV), le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), le Nouveau Contrat social (NSC) et le Mouvement agriculteur-citoyen (BBB). Ensemble, ils disposent de 88 représentants sur 150, soit 58,7 % des sièges de la Seconde Chambre des États généraux.

Il est formé à la suite des élections législatives anticipées du 22 novembre 2023.

Il succède donc au cabinet Rutte IV, constitué et soutenu par une coalition entre le VVD, les Démocrates 66 (D66), l'Appel chrétien-démocrate (CDA) et l'Union chrétienne (CU), et assumant la gestion des affaires courantes depuis sa démission le à la suite d'un désaccord concernant le droit d'asile[1].

Sur proposition du PVV, l'ancien ministre travailliste Ronald Plasterk est désigné « éclaireur » le , deux jours après le renoncement du sénateur d'extrême droite Gom van Strien, accusé de fraude quand il était cadre d'entreprise[2]. Le suivant, après avoir remis son rapport recommandant d'ouvrir des négociations entre le PVV, le VVD, le NSC et le BBB, Ronald Plasterk est désigné par une majorité de la Seconde Chambre comme informateur[3]. Les discussions sont rompues le , le NSC faisant part d'un différend avec le PVV sur le sujet des finances publiques[4].

La Seconde Chambre, après avoir débattu du nouveau rapport de Ronald Plasterk, approuve le suivant la proposition du PVV de désigner le président du Conseil économique et social Kim Putters comme nouvel informateur[5]. Après que Kim Putters a rétabli le dialogue entre le PVV, le VVD, le NSC et le BBB, Geert Wilders annonce le qu'il n'a plus l'intention de devenir Premier ministre afin de faciliter la formation d'un gouvernement dit « extra-parlementaire » sur lequel les quatre partis semblent prêts à s'accorder[6]. Kim Putters ayant proposé à la Chambre la formation d'un « cabinet de programme », celle-ci désigne le sur proposition du PVV un binôme d'informateurs composé de l'ancien député du SGP Elbert Dijkgraaf et du conseiller d'État membre du CDA Richard van Zwol afin d'explorer cette formule[7].

Le , Geert Wilders annonce que le Parti pour la liberté, le Parti populaire pour la liberté et la démocratie, le Nouveau Contrat social et le Mouvement agriculteur-citoyen sont parvenus à conclure un accord de coalition, sans révéler à ce stade le nom du futur Premier ministre[8]. Les quatre formations indiquent le s'être entendues sur le nom du haut fonctionnaire Dick Schoof comme Premier ministre, qui devient ainsi le premier chef de l'exécutif à ne pas avoir d'expérience parlementaire ou ministérielle, après que Ronald Plasterk, proposé par le PVV, a été contraint de renoncer[9].

Le cabinet prête serment et entre en fonction le suivant[10], 7 mois et 10 jours après la tenue des élections.

Chute

Geert Wilders présente à l'improviste le un plan de dix mesures pour durcir drastiquement le droit d'asile, générant un désaccord au sein de la coalition fragilisée[11]. Ce nouveau plan rompt avec les accords sur l'immigration et promeut principalement la fermeture des frontières des Pays-Bas pour les nouveaux demandeurs d'asile, l’arrêt de la construction de centres d’accueil et l’expulsion de tous les Syriens vivant actuellement sur le sol néerlandais[12]. Le , une réunion est organisée entre les différents partis du gouvernement et conclut que Geert Wilders doit revoir ses propositions et les présenter via la ministre de l'Immigration Marjolein Faber, membre du PVV. Wilders déclare pour sa part qu'il ne constate pas de volonté de la part des autres partis de faire quelque chose immédiatement et que « ça ne sent pas bon », menaçant de quitter le gouvernement[13].

Le , après une nuit de réflexion, Geert Wilders annonce le retrait de son parti de la coalition, poussant Dick Schoof à remettre sa démission[14]. Des élections législatives anticipées sont ainsi prévues pour le [15],[16].

Le ministre des Affaires étrangères Caspar Veldkamp, issu du NSC, démissionne le suivant, en raison de l'échec des discussions autour de la mise en place de sanctions contre l'État d'Israël dans le contexte de la famine qu'il organise dans la bande de Gaza. Il est ensuite imité par les quatre ministres ainsi que les secrétaires d'État du NSC, qui se retire ainsi de la coalition[17].

Composition

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI