Cacasse à cul nu
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| Lieu d’origine | Département des Ardennes |
|---|---|
| Place dans le service | Plat principal |
| Température de service | Chaude |
| Ingrédients | Pomme de terre, lard, oignon |
| Mets similaires | Pomme de terre, lard, oignon, saucisse |
La cacasse à cul nu est une préparation culinaire, un « plat du pauvre », qui a son origine dans les Ardennes. Il est à base de pommes de terre et d'oignons, cuits dans une cocotte frottée au lard. La cacasse a maintenant acquis une valeur symbolique, a été estampillée « Ardennes de France » et a été « culottée », c'est-à-dire qu'elle est désormais servie avec de la viande.
Il n'existe pas de documents attestant de l'origine géographique exacte et de la date d'apparition de ce plat. Il semblerait néanmoins que la cacasse ait été créée dans la vallée de la Meuse. C'est une nourriture liée à une économie en autarcie : les villageois vivent de leurs ressources, de leur potager, de leur cochon et de leur poulailler ; les villes ont des sources d'approvisionnement très proches[1].
Le plat est cité par Gérard Gayot, dans son ouvrage La Révolution en Ardenne, de l'Argonne au Namurois, couvrant les années 1789-1792[2]. Jacques Lambert, dans son ouvrage sur la campagne ardennaise au XIXe siècle et au début du XXe siècle évoque plus termes ardennais : « potée roussie », ou « roussade », ou « potée à cul nu », appelée encore « cacasse » ou « frigousse[3] » : des pommes de terre cuisinées avec des oignons et, comme matière grasse, du saindoux.
Agnès Paris évoque elle aussi la « cacasse » des habitants de Bogny-sur-Meuse, réservée aux jours d'opulence… pendant les années d'occupation de la Seconde Guerre mondiale[4]. Elle précise que certains patrons des entreprises de métallurgie ne dédaignaient pas ces plats de cuisine ardennaise. Et, plus récemment, Françoise Branget, passant en revue les plats favoris de 176 élus de la République, n'oublie pas de citer « la cacasse à cul nu[5] ».
