Cadre analytique de la gouvernance

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Le cadre analytique de la gouvernance est une méthode destinée à comprendre des situations de « gouvernance », lorsque les processus collectifs déterminent des solutions à des problèmes de nature publique et produisent des normes ou des institutions sociales [1],[2].

Le « Cadre analytique de la gouvernance » résulte des travaux entrepris par un réseau de recherche[3] et d'une réflexion sur les diverses approches de la gouvernance. Une première phase des travaux a démontré que les diverses approches de la gouvernance, que ce soit la gouvernance d'entreprise[4], la Gouvernance mondiale ou globale[5], la « bonne gouvernance », ou la « nouvelle gouvernance »[6], ne répondaient pas à certains critères de qualité scientifique (objet et méthode distinctes ; cohérence interne ; valeur ajoutée ; observabilité empirique). Surtout, les discours associés à ces approches confondaient approches analytiques (description et analyse de ce qui existe), normatives (ce qui devrait exister) et prescriptives (recommandations visant le changement social)[7].

Comment transformer un terme vague, une « notion controversée » en un concept doté d'un objet et d'une méthode respectant ces critères? Tel était le point de départ de ce programme de recherche. La réponse est la formulation d'un cadre analytique à la base de nombreuses recherches empirique et de développement théoriques.

Définition

La gouvernance, comme objet, représente une catégorie de faits sociaux. Elle se réfère aux processus collectifs, formels et informels, qui déterminent, dans une société donnée, la manière dont les décisions sont prises et les normes ou institutions élaborées relativement aux affaires publiques.

Postulats

Dans toute société, qu’elle soit locale, nationale ou internationale, et à toute époque, on peut observer un ou des processus de gouvernance. Toute société élabore ses propres processus et modèles de gouvernance, ses propres systèmes de prise de décision ou de résolution des conflits entre ses membres, ses normes et institutions. La gouvernance n’est donc pas un « modèle » spécifique qu’il est « souhaitable d’encourager » et il ne peut y avoir plus ou moins de gouvernance. Il ne s’agit pas d’un concept normatif ou prescriptif. La gouvernance est un fait social, « est ». Elle n’est ni bonne ni mauvaise a priori, mais dotée de caractéristiques analysables et interprétables. La méthode servant à l'analyser est réaliste, interdisciplinaire, comparative, généralisable, réflexive et opérationnelle.

Réaliste : elle décrit les faits tels qu'ils sont et non tels qu'ils devraient être. Interdisciplinaire : elle examine des situations concrètes sans les fragmenter entre disciplines. Comparative : elle suppose qu'il existe plusieurs modèles de gouvernance dont les caractéristiques peuvent être comparées. Généralisable : cette méthode est applicable à des nombreuses situations. Réflexive : la personne qui utilise la méthode prend part à la définition du problème et s'observe donc elle-même. Opérationnelle : elle peut être utilisée en vue de l'action dans des situations concrètes.

Les outils

Articles connexes

Notes et références

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