Caecilia Metella était la fille du consul Quintus Caecilius Metellus Celer et de Clodia, femme célèbre dans la haute société de la république romaine pour sa beauté, son esprit et sa réputation scandaleuse. Cette dernière est souvent identifiée comme la « Lesbia » des poèmes de Catulle[2]. Héritière du prestige et des controverses de sa lignée, Caecilia semble avoir suivi le modèle maternel, mêlant élégance, ambition et liberté de mœurs[3].
En 53 av. J.-C., Caecilia Metella épousa Publius Cornelius Lentulus Spinther, un homme politique d’orientation politique conservatrice, allié à la puissante famille de son père, les Caecilii Metelli. Le mariage, motivé avant tout par des considérations politiques, tourna rapidement au scandale. En effet, peu de temps après leurs noces, Metella entama une liaison avec Publius Cornelius Dolabella, consul et adversaire politique de Spinther.
En 45 av. J.-C., son mari la répudia publiquement, provoquant un scandale dans l’aristocratie romaine[4].
Cette affaire fut mentionnée avec amertume par Cicéron dans sa correspondance, car à cette période, Dolabella était l’époux de sa fille Tullia.
Après son divorce, Metella retourna dans sa famille, tombée en disgrâce. Elle devint alors un instrument des ambitions politiques des Caecilii Metelli. Selon les sources, elle aurait séduit plusieurs partisans de Jules César afin de rétablir la position de son clan, affaibli après la défaite des Optimates à Pharsale et Munda.
Parmi ses liaisons connues figure le poète Ticida qui la célébra dans ses vers sous le nom de « Perilla ». Son dernier amant attesté serait un certain Aesopus, riche membre de l'ordre équestre qui soutint financièrement la famille Metella pendant quelques années.
La date et les circonstances de la mort de Caecilia Metella demeurent inconnues.