Caisse de compensation (Maroc)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Fondation |
25 février 1941 |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Siège | |
| Pays | |
| Coordonnées |
| Dirigeant |
Rachida Aabad |
|---|---|
| Dépend de | |
| Budget |
26 milliards de dirhams (2023) |
| Site web |
La Caisse de compensation (arabe : صندوق المقاصة) est un établissement public marocain créé en 1941, chargé de soutenir les prix de certains produits de base afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Elle intervient principalement à travers la subvention de produits essentiels tels que le gaz butane, le sucre et la farine nationale de blé tendre. Au fil du temps, la Caisse de compensation a occupé une place importante dans les finances publiques marocaines, en raison du poids de ces subventions dans les dépenses de l’État.
La Caisse est administrée par un conseil d'administration présidé par le chef du gouvernement. Depuis , elle est dirigée par Rachida Aabad[1].
La Caisse de compensation est créée en , dans un contexte de pénuries liées à la Seconde Guerre mondiale. Elle a alors pour mission de stabiliser les prix et d’assurer l’approvisionnement des marchés.
Elle est réorganisée par le dahir portant loi no 1-74-403 du , qui redéfinit son cadre juridique et ses modalités d’intervention.
Au début des années 1980, dans le cadre du programme d'ajustement structurel, le Maroc engage des réformes visant à réduire les dépenses publiques, sous l’impulsion des institutions financières internationales. Ces mesures incluent notamment une diminution progressive des subventions aux produits de base, entraînant des hausses de prix.
Ces évolutions suscitent des mouvements sociaux, notamment à Casablanca, où des manifestations éclatent en réaction à l’augmentation du prix du pain.
Au début des années 2010, le coût budgétaire du système atteint des niveaux élevés, avec des dépenses estimées à 48,4 milliards de dirhams en 2011[2] et 53,3 milliards de dirhams en 2012[3].
Plusieurs rapports et analyses mettent en évidence les limites du système, notamment en matière de ciblage des bénéficiaires. Selon la Cour des comptes, les subventions profiteraient de manière disproportionnée aux ménages les plus aisés[4]. D’autres analyses soulignent également des effets indirects, notamment des distorsions de consommation[5].
La réforme de la Caisse de compensation est régulièrement évoquée dans le débat public, bien que sa mise en œuvre soit considérée comme socialement et politiquement sensible[6].
À partir de 2014, des réformes sont engagées afin de réduire progressivement les subventions, notamment à travers la libéralisation partielle des prix des carburants[7].
Le , les subventions sur le gazole sont supprimées, tandis que celles sur le gaz butane sont maintenues[8].
