Caius Iulius Euryclès
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L'origine sociale de Caius Iulius Euryclès est assez floue mais, selon Plutarque, son père aurait été accusé de piraterie par Marc Antoine[1]. Selon Christian Settipani, il pourrait descendre des anciens rois de Sparte.
Son grand-père, Eurykles, se prétendait descendant d'Héraclès, tandis que son père, Lachares, a été exécuté en -31 par Marc-Antoine pour piraterie. On lui connaît deux frères, Agesinigos et Leonidas. D'une épouse inconnue, il a trois fils, Lakon, dynaste de Sparte, Rhadamanthys et Deximachos[2].
Biographie
Euryclès participe à la bataille d'Actium aux côtés d'Octave en 31 avant notre ère et cela lui permet de nouer des liens de clientèle avec ce dernier. Il obtient ainsi la citoyenneté romaine de la part d'Octave ; c'est pourquoi son praenomen est "Caius" et son nomen "Iulius". De plus, Octave lui donne l'île de Cythère et le place à la tête de la cité libre et immune qu'est Sparte en tant que "hégémon des Lacédémoniens"[3]. Toutefois, des débats historiographiques existent en ce qui concerne la nature concrète de son pouvoir et on peut noter que c'est principalement sur l’œuvre de Strabon que les historiens se fondent pour faire d'Euryclès un dynaste ou un prince client de Sparte[4].
Profitant de cette situation favorable, Caius Iulius Euryclès commet toutefois des abus et il est ainsi exilé par Auguste entre 7 et 2 avant notre ère. Les raisons concrètes de cet exil restent obscures. Néanmoins, ses descendants gardent une position privilégiée en Laconie[4]. En effet, Tacite range la famille parmi les primores Achaiorum[5]. La famille des Euryclides étant liée par mariage à celle de Pompeius Macer, un ami de l'empereur Tibère, Euryclès revient d'exil sous le règne de Tibère et est alors réhabilité.