Calel Perechodnik
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Calek Perechodnik |
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Calel Perechodnik est un Juif polonais né le à Otwock et mort entre août et . Il est célèbre pour son témoignage : Suis-je un meurtrier ? sur ses activités de membre de la police juive du ghetto d'Otwock.


Calel Perechodnik est né dans la bourgeoisie juive polonaise assimilée. Il fait ses études à Toulouse et devient ingénieur agronome[1]. Après s'être marié avec Chana Nusfeld, il s'installe à Otwock, au sud de Varsovie, où vit une importante communauté juive de plus de 14 000 personnes. Une petite fille Athalie, naît en 1939[1]. Il est copropriétaire, par alliance, du cinéma l'Oasis à Otwock[1].
Après l’invasion allemande, la ville se retrouve au cœur du Gouvernement général de Pologne, dans le district de Varsovie. Lorsque, le , Calel Perechodnik et toute sa famille sont obligés de quitter leur logement et de s'entasser dans le ghetto de la ville, il s’engage alors dans la « police juive » du ghetto, persuadé que cette position lui permettra de préserver les siens et lui-même[1]. Début 1942, les nazis demandent à la police juive du ghetto de rassembler un grand nombre de Juifs en vue d'une déportation vers Treblinka[1]. En août de la même année, une nouvelle déportation est organisée. Les autorités allemandes assurent Calel Perechodnik que sa famille sera préservée et il place lui-même sa femme et sa fille sur la grande place[1]. Il s'agissait d'un leurre, toutes les familles sur la place sont placées dans le convoi. Elles périssent avec 8000 autres juifs d'Otwock à Treblinka.
Le , il parvient à s'évader vers Varsovie[1]. Il s'y cache avec son père, sa mère et d'autres membres de la famille dans un appartement. Bientôt, son père, Uszer Perechodnik, va se cacher ailleurs dans Varsovie (il est découvert et tué par la Gestapo le )[1]. Le , il décide d'écrire : « Je décidai alors, très précisément le 7 mai, d'écrire mon histoire. Elle se conservera peut-être et sera transmise aux Juifs, un jour, en tant que fidèle miroir de ces temps tragiques. » (Suis-je un meurtrier?, p. 214.) Dès lors, il passe son temps à écrire. Après avoir terminé ses mémoires (son testament, qui se trouve à être la dernière entrée, est daté du )[1], il s'engage dans la résistance polonaise et participe à l'Insurrection de Varsovie en [2]. À ce moment, il est déjà atteint du typhus.
Plusieurs hypothèses existent quant à sa mort. La première veut qu'après l'échec de la révolte, il se suicide, probablement au cyanure. La deuxième stipule qu'il se serait fait tuer par des pilleurs après l'Insurrection. Enfin, la dernière, qui est celle mentionnée dans la lettre d'Henryk Romanowski qui suit les mémoires, explique qu'il serait mort brûlé vif dans le bunker, incapable de s'enfuir en raison de la maladie.