Calixte Vandevelde naît en 1922 à Hoeleden, dans une famille d'agriculteurs de onze enfants. En , il rejoint la résistance belge, devenant membre du Mouvement national royaliste (MNR) – Nationale Koninklijke Beweging (NKB)[1]. Ses actions incluent l’incendie de champs de colza destinés à la production allemande et la distribution clandestine de journaux et tracts. En 1942, son frère Emile est engagé comme soudeur à la RTT, où Calixte obtient également un poste[1],[2].
Réquisition par l'occupant allemand
Après son embauche, Calixte est réquisitionné par le "Dienst 875", responsable de l’entretien des lignes de communication allemandes. Cette position lui permet d’accéder à des bâtiments contrôlés par les nazis, qu’il utilise à des fins de résistance[3].
En , il est arrêté avec Jozef Denruyter et Georges Lambrechts. Transféré à la Nebenstelle de Tirlemont sous la supervision de Robert Verbelen, il parvient à s’évader d’un camion de transport avec René Cauwberghs. Ses camarades seront ultérieurement exécutés[3].
Retour à la RTT et sauvetage d'objets à la caserne Dossin
En , après la libération de la Belgique, Calixte reprend son travail à la RTT, chargée de restaurer les infrastructures de télécommunication. Envoyé avec son frère à la caserne Dossin, il découvre des vestiges du camp de déportation: chaussures de l’atelier de cuir, paravent de fouille, et effets personnels des détenus. Vandevelde sauve plusieurs dizaines d’objets[4], qu’il conserve durant des décennies[5].
Héritage
Calixte Vandevelde meurt en 2013. Son action pour préserver les traces matérielles des persécutions enrichit la mémoire historique de la Shoah en Belgique. Jo Peeters, conservateur de la Maison de la Résistance belgo-française à Tielt-Winge, perpétue l’héritage de la lutte pour la liberté[5].
En 2023, Jo Peeters, son petit-fils, confie certains des objets récoltés à la caserne au musée Kazerne Dossin. Quatre artefacts liés aux déportés Annie Buchbaum, Hana Tannenbaum, Jaak Brandon et Leon Brener sont exposés pour la première fois[6].
12Frédéric Crahay, «La maison de la Résistance franco‑belge 1940‑1945», Témoigner. Entre histoire et mémoire. Revue pluridisciplinaire de la Fondation Auschwitz, no135, , p.5–7 (ISSN2031-4183, DOI10.4000/temoigner.11354, lire en ligne, consulté le )