Camille Bedin
homme politique socialiste et résistant français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Camille Fernand Bedin, né le à Saint-Satur (Cher) et mort le à Excideuil (Dordogne), est un négociant en tissus de profession, homme politique socialiste et résistant français.
| Camille Bedin | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (5 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 3 mai 1936 |
| Circonscription | Dordogne |
| Législature | XVIe (Troisième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Albert Roche |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Maire d'Excideuil | |
| – (10 ans) |
|
| Prédécesseur | Amédée Rousseau |
| Successeur | Jean Rebière |
| Conseiller général de la Dordogne | |
| – (3 ans) |
|
| Circonscription | Canton d'Excideuil |
| Prédécesseur | Albert Roche |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Camille Fernand Bedin |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Satur (France) |
| Date de décès | (à 86 ans) |
| Lieu de décès | Excideuil (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO |
| modifier |
|
Biographie
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, Camille Fernand Bedin est lieutenant dans le 50e régiment d'infanterie. Blessé, il est envoyé en Dordogne, à Excideuil, où il rencontre Louise Raynaud, qu'il épouse et , et s'installe comme négociant en tissus[1]. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire en 1925 pour son attitude au front.
Pendant l'entre-deux-guerres, il anime la Fédération ouvrière et paysanne des anciens combattants. En , il est élu député SFIO de Périgueux-II[1]. L'année suivante, il est élu conseiller général du canton d'Excideuil.
Le , il vote contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain[1]. Étant de surcroît franc-maçon, il est révoqué par le régime de Vichy de son mandat de conseiller général en . Il entre alors dans la Résistance et devient membre du Comité d'action socialiste. Il participe à la création des premiers maquis de la Dordogne[2]. Il est arrêté en [1], puis déporté en d'abord en Allemagne, puis en Tchécoslovaquie[1]. Il est libéré en par la résistance tchèque[1]. Il a reçu la médaille de la Résistance française[3].
Revenu en France, il siège à l'Assemblée consultative provisoire. Il se retire de la vie politique nationale en 1946.
De 1947 à 1957, il est maire d'Excideuil[4].