Camille Bos
danseuse étoile du ballet de l'Opéra de Paris
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Camille Bos, née Camille Marchand le à Paris et morte le à Saint-Germain-en-Laye, est une danseuse étoile française du ballet de l'Opéra de Paris.
| Première danseuse | |
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| - |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 83 ans) Saint-Germain-en-Laye |
| Nom de naissance |
Camille Anne Glady Marchand |
| Formation | |
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| Maîtres |
Biographie
Jeunesse et vie privée
Camille Anne Glady Marchand naît en 1893 à Paris, fille de Charles Anselme Claudius Marchand, voyageur de commerce, et de Marie Camille Fernande Bos, professeure de musique, son épouse[1]. Ses parents, mariés en 1888, divorcent en 1896[2], et son père meurt en 1901 à Beauvais[3].
En 1931, Camille Bos vit seule, dans un hôtel en haut des Champs-Élysées, au 32 rue Vernet, à la même adresse que la comédienne Elvire Popesco[4]. En 1936, elle est établie, toujours seule, au 11, rue du Bois-de-Boulogne[5].
Camille Bos aurait été la maîtresse d'un ancien ambassadeur d'Espagne en France, vivant à Paris et à Monte-Carlo[6],[7].
Carrière
Camille Marchand prend pour nom de scène Bos, le patronyme de sa mère. Elle entre à 10 ans à l'école de danse de l'Opéra de Paris[8]. Élève de Rosita Mauri en 1917[9] puis de Blanche d’Alessandri[10], elle est nommée première danseuse en 1920 et danseuse étoile en 1925. Elle est une des premières partenaires de Serge Lifar à son arrivée à l'Opéra de Paris en 1929[11].
Elle arrête sa carrière vers l'âge de 40 ans pour se consacrer à l'enseignement. Elle a notamment pour élève Liane Daydé[12] et Cécile Aubry[13].
Camille Bos meurt en 1976 à 83 ans, à Saint-Germain-en-Laye[1].
Créations, interprétations

- 1917 : Jeanne d'Arc de Raymond Rôze[14],[15].
- 1921 : Coppélia, rôle de Swanilda[16],[17].
- 1921 : Castor et Pollux[18].
- 1921 : Ascanio, musique de Camille Saint-Saën, chorégraphie de Léo Staats, reprise le , rôle de Vénus.
- 1923 : La Nuit ensorcelée, chorégraphie de Léo Staats[19],[20].
- 1924 : Roméo et Juliette[21].
- 1924 : Siang-Sin, de Georges Hüe, création 12 mars, avec Serge Peretti pour partenaire[22],[23],[24],[25].
- 1926 : La Prêtresse de Korydwen de Paul Ladmirault, 17 décembre, Hudeldéda[26],[27].
- 1927 : Le Diable dans le beffroi, de Désiré-Émile Inghelbrecht, chorégraphie de Nicola Guerra, création le 1er juin[28],[29].
- 1927 : Thaïs[30].
- 1928 : Rayon de Lune, musique basée sur Thème et Variations de Gabriel Fauré, adaptée par Désiré-Émile Inghelbrecht, chorégraphie de Carina Ari[31].
- 1929 : L'Ecran des jeunes Filles, de Jacques Drésa, musique de Roland-Manuel, création le 15 mai[32],[33].
- 1930 : Virginie, musique d'Alfred Bruneau, chorégraphie d'Albert Aveline, création le 26 décembre, la Marguerite[34],[35],[36].
- 1932 : Un divertissement, tiré de La Belle au Bois dormant de Tchaïkovski et quelques fragments de Casse-Noisette, chorégraphie de Serge Lifar[note 1], avec Serge Peretti et Serge Lifar pour partenaire, création le 8 juin[37].
- 1932 : Soir de fête, de Delibes, avec Pierre Duprez comme partenaire[38]
- 1932 : Sur le Borystène, chorégraphie de Serge Lifar, musique de Sergueï Prokofiev, rôle de Natacha[39],[40].
- 1933 : La Korrigane, de Charles-Marie Widor[41].
- 1934 : Le Spectre à la rose avec Serge Lifar[42].
- 1935 : La Grisi, chorégraphie d'Albert Aveline, créée le 21 juin, dans le rôle-titre[43].
- 1936 : Ileana, de Marcel Bertrand, chorégraphie de Léo Staats, dans le rôle-titre avec Serge Peretti pour partenaire[44],[45].
Cinéma
- 1925 : Nantas, film muet d'Émile-Bernard Donatien.
Iconographie
- Portrait, lors d’une représentation de La Grisi, huile sur toile de Charles Emmanuel Jodelet, salon d'automne, esplanade des Invalides du au [46].