Camille Bourgault

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Camille Bourgault
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Camille Bourgault, né le à Liège et mort en 1962[1],[note 1], est un architecte archéologue belge d'origine liégeoise. Il s'est spécialisé dans les restaurations et reconstructions d'édifices anciens.

Arthur Auguste Camille Bourgault, né le à Liège, est le fils de Thomas Bourgault, négociant, et d'Élise Doublusteine. Le , il épouse à Liège Berthe Pirard.

Il est l'élève de l'architecte Fernand Lohest spécialisé dans la reconstruction et l'identification des ruines historiques. C'est lui qui a notamment dressé les plans des ruines du château de Franchimont et du château de Logne. Il a restauré le château de Montjardin[2]. Durant la Première Guerre mondiale, il s'implique dans la préservation du patrimoine liégeois, comme en témoignent ses archives[3].

Château de Franchimont

Entre 1909 et 1924, il est l'architecte responsable de la restauration du château de Harzé[4],[5]. Dans l'entre-deux-guerres, il participe à la restauration de la collégiale Saint-Barthélemy à Liège[6]. Vers 1925, avec Fernand Lohest, il entreprend une campagne pour la restauration de la deuxième cour du Palais des Princes-Évêques de Liège[7].

Après la Seconde Guerre mondiale, Camille Bourgault s'investit dans la restauration et la reconstruction des édifices endommagés par le conflit. De 1946 à 1958, il dirige la restauration de l'église Saint-Antoine de Liège, ravagée par une bombe volante en 1944[8]. En 1947, il lance la reconstruction de la tour carrée de l'église Sainte-Catherine à Forêt, dynamitée le par les artilleurs belges qui craignaient qu’elle ne serve de point de repère à l’aviation allemande[9].

En 1950, il reconstruit la façade de la ferme Samuel sise originellement à Angleur (Kinkempois) rue Mère-Dieu[10]. En 1952-1953, avec L. Wéry, il restaure le prieuré de l'église paroissiale Saint-Remacle à Ocquier[11].

Camille Bourgault est un membre actif de l'Institut archéologique liégeois. Membre correspondant de la Commission royale des monuments et des sites dès 1922, il en devient membre effectif en 1945[1].

Bon dessinateur, il a laissé de nombreux plans, coupes, croquis, relevés et élévations dans ses archives qui sont conservées au Centre d'archives & de documentation de la Commission royale des monuments et des sites[1]. Il a aussi réalisé un relevé descriptif des vingt vitraux des XIXe et XXe siècles de la cathédrale Saint-Paul de Liège, pulvérisés lors de l’attentat du [12].

Mort en 1962, il est inhumé au cimetière de Robermont à Liège.

Publications

  • « Le Château-fort de Fagnolle », Revue d'histoire et de folklore Le Guetteur Wallon, Namur, , p. 1-44
  • (avec J. Brassinne), « Refuge fortifié à Omal », Bulletin de la société d'art et d'histoire du diocèse de Liège, vol. XXIV, , p. 33-38

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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