Gilbert-Charles-Camille Duvaux est le fils d'Eugénie-Félicité Prévot et de Michel Duvaux[1]. Camille est âgé de trois ans[2] quand sa famille s'installe à Paris, rue Lamartine. Au cours des combats de la Semaine sanglante, son père, alors tambour de la 7e compagnie du 228e bataillon de la Garde nationale, est mortellement blessé[3].
Pendant son vicariat à Charonne, Duvaux avait pour collaborateur le journaliste antisémite Jules Girard, acolyte peu recommandable de Guérin. Le , les deux hommes fondent une groupusculaire et éphémère «Ligue pour la défense de la liberté de conscience» afin de lutter contre l'expulsion des congrégations et la politique combiste[12].
En , l'abbé Duvaux devient le second vicaire du curé Lerebourg à Vincennes[13]. Il est promu premier vicaire en [14].
Espérantiste convaincu, Duvaux est l'un des orateurs du premier congrès international des catholiques espérantistes, qui se tient à Paris du au [15] et aboutit à la fondation de l'Union internationale des espérantistes catholiques (IKUE). Duvaux dirige bientôt la revue de cette organisation, Espero Katolika[16]. À partir de 1923, il préside la Ligue française des espérantistes catholiques, section française de l'IKUE[17]. En , il organise le 10e congrès espérantiste catholique[18].
Le , le chanoine honoraire Duvaux est dans sa 97e année lorsqu'il meurt près de son église, à son domicile du no21 de la rue des Abbesses[19].
Références
↑Archives du Cher, état civil de Lignières, registre NMD 1866-1868, acte de naissance no77 du 2 octobre 1866 (vue 27 sur 254).
12345«Installation de M. l'abbé Duvaux à la cure de Saint-Jean l’Évangéliste de Montmartre», La Semaine religieuse de Paris, 29 Novembre 1919, p.612-618.
↑Archives de Paris, état civil du 9e arrondissement, registre des décès de 1871, acte no2022 du 27 mai (vue 2 sur 10).
↑Bulletin de l'Institut catholique de Paris, janvier 1890, p.172.