Camille Grangeret
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| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Jean Camille Abel Grangeret |
| Surnom |
Le Lion |
| Nationalité | |
| Domicile |
Mulhouse (à partir de ) |
| Activités |
Militaire, commerçant, résistant |
| Arme |
Artillerie (d) |
|---|---|
| Unité | |
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Distinctions |
Camille Grangeret est un militaire et résistant français, né le à Scye (Haute-Saône) et mort à une date inconnue.
Adjudant issu d'Autun, il revient récompensé de la Première Guerre mondiale. Il est connu pour, en 1940 lors de la bataille de France, avoir tenu une embuscade victorieuse face aux Allemands. Cet acte lui vaut les honneurs chaque année du lycée militaire d'Autun.
Famille et jeunesse
Jean Camille Abel Grangeret naît le à Scye (Haute-Saône)[1]. Il est le fils de Joseph Grangeret, cultivateur, et de Noémie Grosperrin[1].
En il s'engage volontairement dans l'armée française et sert dans l'artillerie[1].
Il gravit les échelons et est promu maréchal-des-logis en et se voit affecté au 62e régiment d'artillerie[1].
Il devient maréchal-des-logis-chef en [1].
Première Guerre mondiale
Il prend part à la totalité de la Première Guerre mondiale avec son régiment[1].
Son unité participe notamment aux combats suivants : la bataille du col de la Chipotte (1914), la bataille de la Marne (1914), la bataille de Verdun (1916), la 3e bataille de l'Aisne (1918), et la bataille de Champagne (1918).
Son comportement au feu lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre 1914-1918[1].
Entre-deux-guerres
Camille Grangeret quitte l'armée en et se retire à Mulhouse où il exerce le métier de négociant en gros pour le bois de construction[1].
Seconde Guerre mondiale
Libéré de toute obligation militaire depuis 1933, il s'engage volontairement pour la durée de la guerre le [1].
L'adjudant Grangeret rejoint l'École militaire préparatoire d'Autun où il encadre les élèves des centres de perfectionnement d'infanterie et d'artillerie[1],[2].
À la fin de la bataille de France, surnommé "le Lion", il est à l'origine d'un des premiers actes de résistance à l'occupant allemand[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9].
Sous ses ordres, les enfants de troupe d'Autun s'illustrent près de Toulon-sur-Arroux[10],[2]. Il s'agit d'un détachement d'une trentaine d'élèves, arrivés en fin de seconde[9].
Ayant repéré l'arrivée d'une colonne motorisée allemande (le vers 4 h, du matin), ils montent une embuscade dans un virage après avoir dissimulé leurs chevaux[10].
Les enfants de troupe visent les conducteurs des camions et les pilotes de side-cars. Leur action est efficace puisque quatre pièces d'artillerie basculent dans le ruisseau du Pontin[10].
Immédiatement après et sans perte, la troupe de cavaliers reprend la route et franchit la Loire à Digoin[10].
Ils se dirigent ensuite en direction de la Corrèze qu’ils atteignent le , où s'est repliée leur école[10].
L'adjudant Grangeret est démobilisé le [1].
Vie privée
Il se marie avec Jeanne Guillaume le à Monthureux-sur-Saône[11].
Distinctions
Camille Grangeret est récipiendaire des décorations suivantes :
Médaille militaire (décret du )[1] ;
Croix de guerre -, étoile d'argent (une citation à l'ordre de l'artillerie divisionnaire)[1].
Hommages
Une stèle à Toulon-sur-Arroux (au niveau du Pontin) rappelle le fait d'armes du de l'adjudant Grangeret et des élèves de l'École militaire préparatoire d'Autun[12].
Une cérémonie d'hommage a lieu chaque année, avec la participation d'une délégation d’élèves du Lycée militaire d'Autun[13],[14],[15].