Camille Jarre
avocat et militant antisémite français
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Camille Jarre, né le à Saint-Martin-Belle-Roche (Saône-et-Loire) et mort le à Gien (Loiret)[1], est un avocat, journaliste, militant antisémite et nationaliste français.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Jean-Marie Camille Jarre |
| Nationalité |
française |
| Activité |
| A travaillé pour |
Le Précurseur, L'Action française |
|---|---|
| Parti politique |
Parti agraire national (PAN) |
| Membre de |
Biographie
Débuts au Groupe des étudiants antisémites
Né en 1870, Camille Jarre naît dans le département de Saône-et-Loire et, après avoir reçu une éducation primaire, vient faire des études de Droit à Paris. Qualifié de « déraciné type »[2] par Laurent Joly, Jarre devient vite avocat (avec la particularité d'être bègue) et fonde, en , le Groupe des étudiants antisémites, obscure association anti-juive composée de « gamins turbulents » qui ne gagne véritablement de l'ampleur qu'à partir de l'arrivée à la présidence de Édouard Dubuc à l'automne 1896[3] juste après la démission de Jarre en raison de « son inaction, son peu de goût pour les manifestations violentes joint aux menées d'Arnaud d'Elissagaray »[4]. Peu de temps après, il devient secrétaire général du minuscule Parti agraire national (PAN) dirigé par le vicomte d'Hugues.
Fondation de l'Association nationaliste de la jeunesse
Dans le contexte de l'acquittement par la Haute Cour des nationalistes accusés de complot contre la République, il lance en 1900 l'Association nationaliste de la jeunesse (ANJ) mais « dénué de charisme, déjà âgé de trente ans, avocat raté, Camille Jarre fait un leader du Quartier Latin assez peu crédible »[2]. Dans le même temps, il tente de s'attirer les sympathies de personnalités comme Maurice Barrès et fait miroiter aux chefs de la jeune Action française que son association compte 300 à 500 adhérents potentiels. C'est par la suite qu'il rédige un texte volontairement vague pour ratisser large chez les nationalistes contenant les orientations de l'ANJ décrite comme « ayant une tendance nettement antisémite, antiparlementaire et favorable au principe d'autorité »[2].