Camille Jarre

avocat et militant antisémite français From Wikipedia, the free encyclopedia

Camille Jarre, né le à Saint-Martin-Belle-Roche (Saône-et-Loire) et mort le à Gien (Loiret)[1], est un avocat, journaliste, militant antisémite et nationaliste français.

Décès
(à 90 ans)
Gien (Loiret)
Nom de naissance
Jean-Marie Camille Jarre
Nationalité
française
Faits en bref Naissance, Décès ...
Camille Jarre
Camille Jarre en robe d'avocat lors du procès de Jacques Cailly en 1899 devant la Haute Cour.
Biographie
Naissance
Décès
(à 90 ans)
Gien (Loiret)
Nom de naissance
Jean-Marie Camille Jarre
Nationalité
française
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Le Précurseur, L'Action française
Parti politique
Membre de
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Biographie

Débuts au Groupe des étudiants antisémites

Né en 1870, Camille Jarre naît dans le département de Saône-et-Loire et, après avoir reçu une éducation primaire, vient faire des études de Droit à Paris. Qualifié de « déraciné type »[2] par Laurent Joly, Jarre devient vite avocat (avec la particularité d'être bègue) et fonde, en , le Groupe des étudiants antisémites, obscure association anti-juive composée de « gamins turbulents » qui ne gagne véritablement de l'ampleur qu'à partir de l'arrivée à la présidence de Édouard Dubuc à l'automne 1896[3] juste après la démission de Jarre en raison de « son inaction, son peu de goût pour les manifestations violentes joint aux menées d'Arnaud d'Elissagaray »[4]. Peu de temps après, il devient secrétaire général du minuscule Parti agraire national (PAN) dirigé par le vicomte d'Hugues.

Fondation de l'Association nationaliste de la jeunesse

Dans le contexte de l'acquittement par la Haute Cour des nationalistes accusés de complot contre la République, il lance en 1900 l'Association nationaliste de la jeunesse (ANJ) mais « dénué de charisme, déjà âgé de trente ans, avocat raté, Camille Jarre fait un leader du Quartier Latin assez peu crédible »[2]. Dans le même temps, il tente de s'attirer les sympathies de personnalités comme Maurice Barrès et fait miroiter aux chefs de la jeune Action française que son association compte 300 à 500 adhérents potentiels. C'est par la suite qu'il rédige un texte volontairement vague pour ratisser large chez les nationalistes contenant les orientations de l'ANJ décrite comme « ayant une tendance nettement antisémite, antiparlementaire et favorable au principe d'autorité »[2].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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