Camille Nouvian naît à Soissons, dans le département de l'Aisne. Son père, Émile André Auguste Nouvian, est un employé des Ponts et Chaussées[3]. En 1911, Camille Nouvian se marie une première fois à Paris dans le cinquième arrondissement. Il fait ses études à la Faculté de médecine de Paris où il passe, en 1912, une thèse intitulée L'opération césarienne extrapéritonéale, ou accouchement suprasymphysaire.[4]
Carrière politique, emprisonnement et résistance
En 1928, il se présente aux élections législatives dans la deuxième circonscription de Reims où il récolte 3 862 voix au premier tour et 3 657 au second[3],[5]. En , Camille Nouvian attaque devant la cour d'appel un dénommé Sireguey qu'il accuse de calomnie. Sireguey est condamné à 1000 francs de dommages et intérêts[6]. Toujours en 1929, il part en URSS où il rencontre à une dizaine de reprises des responsables du VOKS[7]. En , alors qu'il revient de Russie, il participe à un meeting de protestation contre l'arrestation jugée arbitraire du gérant du journal L'Exploité[8]. Il devient, en 1932, secrétaire du rayon communiste de Fismes[3]. En , Camille Nouvian se présente aux élections municipales complémentaires à Fismes[2]et devient conseiller municipal jusqu'en .
Après l’interdiction du PCF suite à la signature du pacte germano-soviétique, de à , Camille Nouvian est déplacé de camp en camp: il est d'abord arrêté par la police française et conduit à la prison de Reims, puis est déplacé au camp d'internement du Château du Sablou. À la suite de la fermeture de ce camp en , il est transféré dans un autre camp à Saint-Paul en Haute-Vienne. En , il est de nouveau transféré dans un autre camp, celui de Djelfa en Algérie, situé à environ 1200 mètres d'altitude. Enfin, il est déplacé à Dhaya, près d'Oran, où les conditions de vie sont moins rudes[9].
En 1945, la guerre terminée, il est élu conseiller général de la Marne. Il y siège jusqu'en , date à laquelle il est déclaré démissionnaire pour avoir quitté le territoire[11]. En effet, cette année-là il repart en Algérie à Oran où il se remarie[3].
Notes et références
↑«Succès M.R.P. à Fismes: M.Olivier enlève aux communistes le siège de conseiller général.», L’Aube, (lire en ligne)
12«Les masses avec le parti communiste: Les élections municipales d'hier», L’Humanité, (lire en ligne)