Camillo Scroffa
poète italien
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Biographie
Camillo Scroffa naît à Vicence au commencement du XVIe siècle. Confronté aux disputes sur la prééminence de la langue latine ou italienne, il s’amuse à les mélanger. Sous le nom de Fidenzio Glottochrysio ludimagistro, il compose un recueil de vers[1] dans un jargon formé de locutions latines et de mots italiens mêlangés.
Le public va croire que les vers de Scroffa ont pour objet une passion à laquelle un certain Pierre Fidenzio Giunteo de Montagnana, surnommé Glottochrysius, fameux pédant de son siècle, passait pour s’être abandonné.
Éditions
Parmi les nombreuses éditions des Cantici de Fidenzio, celle de 1562, in-8°, la première, passe pour la plus rare ; celle de Vicence, 1743, passe pour la meilleure.
Accueil et commentaires
Ce nouveau genre de poésie eut quelques imitateurs. Crescimbeni (Volgar poesia) prétend qu’il faut être très versé dans la poésie italienne et latine pour réussir dans la pédantesque. Salvini (notes sur la perfetta poesia de Muratori) dit que les Cantici de Fidenzio sont écrits avec autant de talent que de goût. Quadrio (Storia della poesia) les trouve si beaux qu’il ne croit pas qu’on puisse jamais parvenir à les égaler, et Gravina (Ragion poetica) montre beaucoup d’égards pour le chef de cette nouvelle école.
Peuvent être consultés également Zorzi, Notizie istoriche e letterarie intorno a Fidenzio Glottocrisio, dans les Supplementi al giornale de letterati d’Italia, t. 2, p. 483 ; les remarques sur l’article précédent dans le Giornale de’ letterati, t. 35, p. 293 ; la Biblioteca degli scrittori di Vicenza, t. 5, p. 54 ; et le discours préliminaire des Cantici, édition de 1734, par Tavola.