Camp de concentration de Crest
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Le camp de concentration de Crest situé dans la Drôme est utilisé durant la Première Guerre mondiale, entre 1915 et 1919, pour l'internement des tziganes originaire d'Alsace-Lorraine. Il est situé dans le couvent des Capucins de Crest.

Terminologie
Le terme « camp de concentration » n'a alors pas le sens qu'il aura pendant la Seconde Guerre mondiale[1],[2].
Historique
Création
Les Romanichels de nationalité allemande sont envoyés dès le début de la guerre dans des camps d'internement pour ressortissants d'une nation ennemie. Ceux ayant la nationalité française sont inquiétés pour divers motifs, à cause de leur circulation dans la zone des combats ou simplement pour « vagabondage »[3]. Ces derniers sont donc arrêtés et envoyés avec d'autres Alsaciens-Lorrains dans des camps d'internement[4].
En et en , 160 sont envoyés à Crest, dans le couvent des Capucins de Crest, un ancien couvent franciscain[2].
Organisation


Le camp est dirigé par un directeur civil, avec des gardes militaires[2].
Plus de la moitié des internés a moins de 16 ans. Un normalien alsacien est envoyé pour leur faire cours. Certains adultes exercent un travail à l'intérieur du camp, notamment les vanniers et les rempailleurs, et d'autres à l'extérieur, avec des permissions de sortie limitées[2].
Les lieux se révèlent assez insalubres et le chauffage est difficile[3]. Les conditions d'internement sont dures mais pas insoutenables[1]. Le camp déplore le décès de six enfants et quatre adultes, pour vingt-huit naissances[3].
Relations avec les sédentaires
La population locale se plaint des Roms, demandant que leurs sorties soient interdites. La municipalité de Crest interdit la commune aux nomades extérieurs au camp[3]. Les autorisations de sortie sont limitées à la suite des craintes de la population, notamment des femmes[5].
Les familles réclament auprès de l'administration leur libération, ou au moins leur regroupement. Un certain nombre s'engage dans l'armée française, ce qui permet souvent la libération de leur famille[3]. Les évasions se multiplient en 1918-1919[5].
Fermeture
Le camp ferme le [3].