Camp d’extermination de Jalisco
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Site criminel présumé |
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Le camp d’extermination de Jalisco est l’appellation médiatique donnée à un site situé sur la propriété du Rancho Izaguirre, dans la municipalité de Teuchitlán, dans l’État de Jalisco au Mexique. En , des groupes de recherche de personnes disparues y ont découvert des restes humains calcinés, des effets personnels et des structures assimilées à des fours clandestins.
Les autorités fédérales mexicaines ont toutefois déclaré que le site aurait principalement servi de centre de recrutement et d’entraînement pour le Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG), contestant la qualification de « camp d’extermination »[1].
L’État de Jalisco est considéré comme un bastion du Cártel Jalisco Nueva Generación, l’une des organisations criminelles les plus puissantes du Mexique. Le pays fait face à une crise persistante des disparitions forcées, avec plus de 100 000 personnes officiellement portées disparues[2].
Des organisations civiles dénoncent depuis plusieurs années l’existence de centres clandestins utilisés par des groupes criminels pour le recrutement forcé, la détention illégale et l’exécution de victimes.
Découverte
Le , le collectif « Guerreros Buscadores de Jalisco », spécialisé dans la recherche de fosses clandestines, annonce avoir découvert sur le Rancho Izaguirre :
- environ 200 paires de chaussures ;
- des centaines de vêtements et effets personnels ;
- des restes humains calcinés ;
- des structures interprétées comme des fours improvisés.
Le ranch avait déjà été sécurisé en par la Garde nationale mexicaine. Dix personnes avaient été arrêtées et deux otages libérés, sans qu’il soit alors fait mention publiquement de restes humains[3].
Allégations
Selon des témoignages relayés par la presse, des victimes auraient été attirées par de fausses offres d’emploi diffusées sur les réseaux sociaux. Une fois sur place, certaines auraient été contraintes de suivre un entraînement paramilitaire pour intégrer le cartel. Des cas de torture et d’exécutions auraient également été signalés par des survivants et des familles de disparus[4].
Les collectifs de familles estiment que l’ampleur des objets retrouvés suggère un nombre élevé de victimes potentielles.
Enquête et position des autorités
Le procureur général du Mexique, Alejandro Gertz Manero, a critiqué l’enquête initiale menée par les autorités de l’État de Jalisco, évoquant des irrégularités et des omissions dans la collecte des preuves[5].
Le gouvernement fédéral a déclaré qu’il n’existait pas, à ce stade de l’enquête, de preuves concluantes démontrant l’existence d’un centre d’extermination systématique comparable aux camps historiques du XXe siècle, affirmant que le site aurait été principalement utilisé comme centre d’entraînement criminel[1].
Des organisations de défense des droits humains ont demandé une enquête indépendante et internationale afin de garantir la transparence des investigations.

