Canada et le Fonds monétaire international
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Le Canada est l'un des membres fondateurs du Fonds monétaire international (FMI), auquel il a adhéré le 27 décembre 1945[1]. Il dispose d'une quote-part de 11 023,9 millions de DTS et de 11 698 voix de votes, soit 2,31 % du total des quotes-parts et des voix du FMI, ce qui le place au 9e rang. Depuis 2020, le Canada est représenté au Conseil des gouverneurs du FMI par le ministre des Finances[2]. Le Canada élit un administrateur au Conseil d'administration du Fonds conjointement avec Antigua-et-Barbuda, la Barbade, l'Irlande, les Bahamas, le Belize, la Dominique, la Grenade, la Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Philip John Jennings est l'administrateur suppléant élu[3] Le Canada est le seul pays du G7 à représenter à la fois des prêteurs (Canada et Irlande) et des emprunteurs (les Caraïbes) auprès du FMI[réf. souhaitée].
Le Canada n’a aucun accord de prêt avec le FMI et n’a effectué aucune transaction avec le Fonds depuis le 1er janvier 1984[4].
La contribution du Canada au FMI
Contributions monétaires
Le Canada est l'un des très rares pays représentés au sein des conseils d'administration de toutes les banques régionales de développement, notamment : la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque asiatique de développement (BAD), la Banque interaméricaine de développement (BID), la Banque de développement des Caraïbes (BDC) et la Banque africaine de développement (BAD).
Le Canada a également joint le Centre régional d’assistance technique des Caraïbes (CARTAC), qui est associé au FMI, et a contribué16 956 673 $ US aux centres d’assistance technique régionaux au 30 avril 2021. Le Canada a participé à un webinaire sur la budgétisation verte avec les partenaires du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du FMI en mars 2021, afin d’analyser les données régionales des Caraïbes. Le CARTAC a lancé un nouveau programme de gestion de la dette pour 2021 qui a été financé par le gouvernement du Canada afin de mettre à disposition des ressources importantes et dédiées au renforcement des capacités en matière de gestion de la dette[5].
Ainsi, pour la cinquième phase, le Canada a contribué 1 136 191 $ US du 1er novembre 2016 au 30 avril 2021 pour la cinquième phase du Centre d’assistance technique financière du Pacifique (CATP), qui fut le premier centre régional d’assistance technique du FMI[6].
Contributions non monétaires
Le Canada figurait parmi les plus importants contributeurs à l’Institut du FMI pour le développement des capacités, qui offre du renforcement des capacités et de la formation aux fonctionnaires des pays membres. Le Canada a contribué à améliorer le FMI en dotant son personnel de meilleures compétences et connaissances en matière de gestion macroéconomique et financière[7].
Il figurait toujours parmi les 10 principaux partenaires du FMI pour le développement des capacités entre 2019 et 2021, participant notamment à des fonds comme le Fonds de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT III) et le Fonds de pays pour la Somalie[8]. Le Canada s’est également joint au Centre d’assistance technique financière du Pacifique (CATFP) afin de promouvoir la stabilité macrofinancière dans les États insulaires du Pacifique (EIP) par le biais d’un programme d’assistance technique et de formation[9].
Outre l’aide apportée à la formation du personnel, le Canada a également travaillé sur un programme de partage d’information au sein du CARTAC afin d’accroître l’efficacité de la mise en place du projet et d’éliminer les doublons[5].
Finance Canada et l’ACDI ont également tenu des réunions bisannuelles avec la société civile avant les réunions de printemps et d’automne de la Banque et du FMI. Ces réunions ont constitué un lieu important d’échange d’opinions sur diverses questions[10].
Le Canada et le FMI à l'ère de la COVID-19
Réponse économique du Canada à la COVID-19
Politique intérieure du Canada
La Banque du Canada a relevé son principal taux directeur à 2,75% durant la pandémie afin de lutter contre l'inflation qui avait atteinte 7,7%[11],[12]. Ainsi, le Conseil des gouverneurs a continué de prévoir une hausse en continue des taux d’intérêts en raison de la conjoncture économique mondiale et de l’inflation[12]. Le FMI estime que sans les mesures de relance économique prises par le Canada face à la COVID-19, « la production réelle aurait diminué de 7,8 points de pourcentage supplémentaires en 2020 et le taux de chômage aurait été supérieur de 3,2 points de pourcentage »[13].
La politique de financement international du Canada
En 2020, le FMI a lancé une Initiative de renforcement des capacités face à la crise de la COVID-19 afin de mobiliser des fonds spéciaux et des fonds urgents pour les pays confrontés à une pénurie de liquidités engendrée par la pandémie. Cette initiative, a été financée à la hauteur de 40 millions de dollars par le Japon, l’Allemagne, la Chine, la Corée du Sud, le Canada, la Belgique, l’Espagne, Singapour et la Suisse. Cette initiative est également liée à d’autres thèmes d'enjeux mondiaux importants, comme : la politique fiscale et la croissance inclusive; le soutien à une relance verte; la numérisation et l’accès aux services financiers; la gestion de la dette et la mobilisation des recettes; et la transparence et la responsabilité dans la réponse aux situations d’urgence[14],[15].
Au niveau régional, la Communauté caribéenne a lancé un Plan de relance et de transformation économique des Caraïbes afin d’élaborer une stratégie de financement pour répondre aux besoins d’investissement post-pandémie. Le FMI collabore avec la communauté internationale pour aider les petits pays en développement à relever les défis. La région pourrait également exploiter le potentiel de son « économie bleue » (utilisation durable des ressources océaniques) en augmentant les investissements dans le transport maritime, la pêche et l’aquaculture. Les pays devraient poursuivre leurs efforts d’innovation technologique afin d’améliorer l’efficacité, de réduire les coûts des transferts transfrontaliers et de faciliter le commerce international[16].
Commentaire du FMI
Le FMI a observé que le plan de relance du gouvernement du Canada est une mesure bienvenue[17].
