Caniapiscau (village)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Caniapiscau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Géographie
Pays
Province
Région administrative
Municipalité régionale
Territoire non organisé
Coordonnées

Caniapiscau est un lieu-dit du Nord-du-Québec, au Canada. Il est le 4ᵉ village de chantier construit dans le cadre du Projet de la Baie-James[1]. Les familles des cadres travaillant sur la création du réservoir Caniapiscau y résident.

Réservoir Caniapiscau.

Le village est créé dans le cadre du Projet de développement hydroélectrique de la Baie-James, afin d’accueillir les familles des cadres œuvrant sur le détournement de la rivière Caniapiscau et la création du réservoir du même nom. La première famille arrive le [2]. Le village se situe au sommet d’une montagne bordée à l’ouest par le lac Pau et à l’est par la rivière Caniapiscau. Le village est composé de 74 maisons, il est prévu d’accueillir jusqu’à 240 familles[3]; les maisons sont préfabriquées, de sorte qu'il ne reste plus qu’à les brancher aux services d’eau, d’égout et d'électricité à leur arrivée au village.

Près de 200 familles résident à Caniapiscau en 1978[4]. Les enfants fréquentent l’école Duplanter[5], de la maternelle au secondaire, dans laquelle se trouvent des salles de cours, une salle d'art plastique, un laboratoire de chimie, un laboratoire de physique, une bibliothèque et un gymnase[3]. Le village contient également un marché d’alimentation et un centre communautaire qui comprend une salle de réunion, une garderie, une salle de jeux polyvalente et un casse-croûte[3].

En 1978, un carnaval est organisé pendant 10 jours ; des spectacles sont offerts par des artistes locaux, et des monuments de glace sont sculptés[2].

En , les activités du chantier sont officiellement terminées pour la région de Caniapiscau, le village de Caniapiscau doit donc être fermé[6]. Les infrastructures du village sont alors déménagées au village de Keyano[2].

Transports

Le village de Caniapiscau est seulement accessible par la route d’hiver, le reliant à LG-2[1], de 1976 à 1979. En dehors de l'hiver, un pont aérien est organisé entre les campements Duplanter et Brisay avec LG-2 et Schefferville[2]. Le chantier de Caniapiscau est alors considéré comme le chantier le plus isolé de la Baie-James[2]. À partir de 1979, une route permanente relie le chantier à la centrale LG-4[2].

Toponymie

Le mot Caniapiscau signifie en langue crie "là où il y a une pointe rocheuse qui s’avance dans le lac"[7].

Notes et références

Bibliographie

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI