Cannero Riviera
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| Cannero Riviera | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Maire Mandat |
Federico Carmine 2024 |
| Code postal | 28021 |
| Préfixe tél. | 0323 |
| Démographie | |
| Gentilé | Canneresi |
| Population | 887 hab. (2025) |
| Densité | 61 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 46° 01′ 12″ nord, 8° 40′ 44″ est |
| Altitude | 225 m |
| Superficie | 1 446 ha = 14,46 km2 |
| Localisation | |
Localisation dans la région. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Cannero Riviera (Càner en lombard occidental) est une commune italienne de la province du Verbano-Cusio-Ossola, en Piémont, sur la rive occidentale du lac Majeur. Sa première mention documentée remonte à 985. Le suffixe « Riviera » a été ajouté en 1947 pour souligner le microclimat de la commune, particulièrement doux, qui permet la culture d'agrumes et d'oliviers. En face du bourg, trois îlots portent les ruines des châteaux de Cannero, qui appartiennent administrativement à la commune voisine de Cannobio.
Situation et relief
Cannero Riviera s'étend sur la rive piémontaise du lac Majeur, à environ 15 km au nord-est de Verbania, chef-lieu de la province. Le territoire municipal comprend une étroite plaine deltaïque formée par le rio Cannero, sur laquelle s'est développé le centre habité, ainsi que des versants boisés qui s'élèvent jusqu'à 1 375 m d'altitude sur les pentes du mont Morissolo[1]. La pente est marquée, passant de 196 m au bord du lac à plus de 1 300 m en quelques kilomètres. Des châtaigneraies et d'anciens chemins pavés relient les hameaux d'altitude au bord de l'eau.
Le microclimat de Cannero Riviera, atténué par la présence du lac, permet la croissance d'espèces végétales typiques de latitudes plus méridionales : agrumes, oliviers, camélias, bougainvillées et bananiers coexistent dans les jardins privés et les parcs[2].
Communes limitrophes
Les communes de Brezzo di Bedero, Germignaga et Luino, situées sur la rive opposée du lac, appartiennent à la province de Varèse en Lombardie.
Histoire
La localité de Cannero est mentionnée pour la première fois dans un acte de cession immobilière daté de 985. L'indépendance municipale est acquise au XIVe siècle[3]. En 1524, le bourg est détruit par les Sforza, en raison de sa fidélité aux Visconti[3].
Les châteaux de Cannero et la famille Mazzarditi
Entre le XIIe siècle et le XIVe siècle, des fortifications sont érigées sur trois îlots situés à une centaine de mètres du rivage. À la mort de Gian Galeazzo Visconti en 1402, dans le contexte des luttes entre Guelfes et Gibelins, cinq frères de la famille Mazzardi de Ronco — surnommés les « Mazzarditi » — s'emparent de la bourgade de Cannobio et s'installent dans les châteaux. Ils terrorisent les rives du lac pendant une décennie, exigeant tributs et pratiquant le pillage[4].
En 1414, Filippo Maria Visconti, duc de Milan, envoie une armée assiéger le château de Malpaga. Affamés, les brigands capitulent. Les Mazzarditi sont bannis pour quinze ans, puis autorisés à revenir dans le bourg[4]. Les châteaux sont rasés sur ordre du duc. En 1441, les îlots sont cédés à Vitaliano Borromeo. Entre 1519 et 1521, Ludovico Borromeo fait construire sur les ruines la rocca Vitaliana, ainsi nommée en l'honneur de ses ancêtres, afin de protéger le lac des incursions suisses[4]. Après la mort de Ludovico Borromeo, la forteresse est progressivement abandonnée. Elle sert ensuite de refuge à des contrebandiers et à des faux-monnayeurs avant d'être reconvertie, en 1645, en agrumerie et clapier par la famille Borromeo[5]. Les îlots demeurent propriété des Borromeo, au même titre que l'île Belle et la Rocca di Angera.
Époque contemporaine
En 1947, la commune adopte officiellement le suffixe « Riviera » pour signifier son microclimat méditerranéen[6]. En 1992, la commune passe de la province de Novare à la nouvelle province du Verbano-Cusio-Ossola[7].
Économie
L'économie de Cannero Riviera repose sur le tourisme lacustre et la villégiature. La commune compte plus de 250 plants d'agrumes répartis dans ses jardins privés, dont certains ont plus de cinquante ans : oranges douces et amères, pamplemousses, citrons, cédrats, mandarines et clémentines[8]. Cette tradition de culture d'agrumes a valu au bourg son suffixe « Riviera ».
Chaque année en mars, la commune organise la manifestation « Agrumes de Cannero Riviera », qui ouvre les jardins privés au public à travers ateliers, expositions et visites guidées[8]. Une exposition de camélias a lieu en mars-avril. La plage du Lido a reçu le label Bandiera Blu en 2025[7]. La commune adhère au programme Borghi Sostenibili del Piemonte et au réseau des Borghi Bandiera Arancione du Touring Club Italien.
Lieux et monuments
Châteaux de Cannero
Les Châteaux de Cannero se composent de deux îlots fortifiés, situés à une centaine de mètres de la rive, dont les ruines des châteaux de Malpaga et de la rocca Vitaliana constituent un panorama caractéristique du lac Majeur. Bien qu'ils portent le nom de Cannero Riviera, ces îlots appartiennent administrativement à la commune de Cannobio[4]. Ils sont propriété de la famille Borromeo.
Église paroissiale San Giorgio
L'église paroissiale, dédiée à saint Georges, se dresse dans le quartier de Togliano, la partie la plus ancienne du bourg. La présence d'un lieu de culte est attestée dès le XIIIe siècle, mais l'édifice actuel a été reconstruit après l'inondation du qui avait détruit presque entièrement l'ancienne église. La reconstruction, achevée en 1844, donne naissance à un bâtiment à plan circulaire surmonté d'un dôme, au style néoclassique[9]. Le portique de l'entrée date de 1908. L'église conserve les reliques de saint Fausto martyr, transférées des catacombes de San Callisto à Rome, ainsi qu'une crucifixion attribuée au maître d'Ozeri[9]. L'orgue, construit par Felice Bossi de Turin vers 1850, ne comportait à l'origine qu'un seul manuel ; un second a été ajouté en 1897 par les facteurs d'orgues Scolari de Bolzano Novarese[10].
Autres édifices religieux
La chapelle San Rocco, datant du XVe siècle au XVIe siècle, est à nef unique de plan rectangulaire ; son intérieur a été enrichi au XVIIe siècle d'une cantoria et d'une voûte en berceau. La balustrade de l'autel a été réalisée par l'atelier de Viggiù en 1786[10]. La grotte de Lourdes, construite en 1939, constitue un lieu de dévotion populaire.
Patrimoine civil
Le centre historique conserve des ruelles médiévales avec arcades, un petit port creusé dans le rocher, ainsi que des villas du XIXe siècle aux jardins ornés d'une végétation méditerranéenne. La maison de Massimo d'Azeglio et celle de Laura Solera Mantegazza sont encore visibles[3].
Héraldique
Les armes de la commune ont été accordées par décret du Président de la République du . L'écu est d'argent, au château de gueules, muni de trois tours crénelées à la guelfe, la tour senestre surmontée d'une étoile à cinq branches d'azur ; ledit château fondé sur une champagne d'azur, ondée d'argent. Le gonfalon est un drapeau mi-parti d'azur et d'argent.
Personnalités liées à la commune
- Massimo d'Azeglio (1798–1866), homme politique et écrivain piémontais, passa ses dernières années dans sa villa à Cannero Riviera.
- Laura Solera Mantegazza (1813–1873), patriote et philanthrope milanaise, résida à Cannero Riviera.