Michèle Jean, Brigitte Violette, Yves Beauregard, François Droüin, Jean-Philippe Jobin, Jean-Marie Lebel, Pierre Poulin, Jacques Saint-Pierre et Alex Tremblay
La revue Cap-aux-Diamants est une revue académique consacrée à l'histoire du Québec. Publiée de façon trimestrielle depuis 1985[1], la revue s'intéresse à l'histoire quotidienne et populaire[2]. Elle explore des sujets variés, allant de l'histoire religieuse à l'immigration, en passant par la société et les régions. Attirant de nombreux spécialistes, cette revue est considérée par certains commentateurs comme une «institution[3]». Son nom évoque la géographie et l'histoire de la ville de Québec: le Cap Diamant.
Ligne éditoriale
En 1983, le conseil d'administration de la Société historique de Québec invite le Groupe de recherche en histoire urbaine du Québec a créé en collaboration avec eux une nouvelle revue consacrée à l'histoire de la ville[4]. Finalement fondée en par cinq étudiants à la maîtrise en histoire de l'Université Laval[3], la revue avait initialement pour objectif de se consacrer à l'histoire de la ville de Québec[5].
Le soutien de l'Université Laval, de la Ville de Québec et de la Société historique de Québec a contribué à la stabilité et au succès de la revue: l'université en fournissant gratuitement des locaux[5], la ville en offrant une subvention[5], et la société historique en fournissant un bassin d'abonnés[3].
Entre 1989 et 2009, la revue Cap-aux-Diamants a collaboré de multiples manières pour des projets éditoriaux, muséales et iconographiques. Par le biais de sa maison d'édition (Les éditions Cap-aux-Diamants), elle a publié plusieurs ouvrages. Le premier est un livre jeunesse qui paraît en 1989 sous le titre Ce jour-là en Nouvelle-France. Écrit par Barry Lane et illustré par Jean-Marc Sanchez, il propose de visiter la ville de Québec en suivant les pas d'un jeune officier français en [6].
Au fil des années, la revue s'est adaptée aux développements technologiques. Tout en continuant d'être imprimée, la revue a été entièrement diffusée sur cédérom dans les années 1990[7], de même que sur le Web. Cette diversification aurait aidé la revue à toucher un public plus large[3].
Sous la direction de Yves Beauregard, l'un des membres fondateurs, la revue a élargi son champ d'intérêt, en ne se limitant plus à l'histoire locale, et a ainsi évolué pour devenir la principale publication d'histoire du Québec[3].
En 2010, à l'occasion de son 25e anniversaire, la revue organise avec la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs un concours d'article en histoire rédigé par des étudiants universitaires ou des diplômés issus des différentes sciences historiques (archéologie, ethnologie, histoire, histoire de l'art, muséologie, etc.). Les textes gagnants sont publiés dans la revue et leurs auteurs reçoivent des bourses de 100$, 300$ et 500$. Le concours est désormais organisé en collaboration avec les Éditions du Septentrion. En date de 2021, il y a eu six éditions du concours[8],[9].
Le magazine se spécialise dans la publication d'articles sur l'histoire de la vie culturelle et sociale du Québec[10]. Elle se présente comme une revue de vulgarisation consacrée au passé des Québécois dont le but est la diffusion des connaissances historiques et le développement de nouvelles recherches[11].
Prix et honneurs
1985: Pierre Poulin, membre du comité de rédaction de Cap-aux-Diamants, reçoit un prix dans la cadre du «Programme de reconnaissance de l'excellence» de la Ville de Québec lors de l'Année internationale de la jeunesse pour son mémoire de maîtrise[12].
1987: L'imprimerie La Renaissance de Sainte-Foy a remporté le premier prix dans la catégorie «revue» au concours Litho 87 de la papeterie Barber-Ellis de Montréal pour la revue Cap-aux-Diamants[13],[14].
1990: Récipiendaire du prix Clio, catégorie Québec, mention honorifique, de la Société historique du Canada[15].
12345Louis-Guy Lemieux, «Les 20 ans de “Cap-aux-Diamants”», Le Soleil, Québec, , p. B6
↑Marc Beaudoin, «Mots de la rédaction et du président de la Société historique de Québec», Cap-aux-Diamants: la revue d'histoire du Québec, vol.1, no1, , p.2–2 (ISSN0829-7983 et 1923-0923, lire en ligne, consulté le )
123Tremblay Régis, «“Cap-aux-Diamants”. Cultiver la mémoire», Le Soleil, Québec, , p. D8
↑Guy Ferland, «La vitrine du livre», Le Devoir, , p.D4 (lire en ligne)
↑Gagné Stéphane, «Un cédérom, pourquoi pas?», Le Devoir, Montréal, , p. E9
↑Alyne LeBel, «Nouvelles», Cap-aux-Diamants: la revue d'histoire du Québec, vol.1, no4, , p.43–43 (ISSN0829-7983 et 1923-0923, lire en ligne, consulté le )
↑«Mot de la rédaction: vers l’âge de raison», Cap-aux-Diamants: la revue d'histoire du Québec, no25, , p.9–9 (ISSN0829-7983 et 1923-0923, lire en ligne, consulté le )
↑«Hommage - Revue Cap-aux-Diamants», Le soleil, , p.23 (lire en ligne)