Cap d'Erquy

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Cap d'Erquy
Vue aérienne du bourg, du port et du cap d'Erquy.
Vue aérienne du bourg, du port et du cap d'Erquy.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Coordonnées 48° 38′ 40″ nord, 2° 29′ 13″ ouest
Mer Manche
Géolocalisation sur la carte : Europe
(Voir situation sur carte : Europe)
Cap d'Erquy
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Cap d'Erquy
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
(Voir situation sur carte : Côtes-d'Armor)
Cap d'Erquy
Cale[1] et abri[2] du canot de sauvetage.
Le pli synclinal[3] des Châtelets (dont l'axe est dirigé SW et qui s'ennoie vers le NE) au bout de la plage de Lourtuais.

Le cap d’Erquy est le cap au sud duquel s'est développé le port d'Erquy, commune des Côtes-d'Armor, en France. Site classé depuis 1978 d'environ 170 hectares[4] pour son côté sauvage, il a été acheté en 1977[4] par le Conseil général des Côtes-d'Armor qui en assure l'entretien et gère la fréquentation touristique, notamment par les randonneurs. Des falaises de grès rose[4] d'une soixantaine de mètres de hauteur, ainsi que d'anciennes carrières[4] y sont visibles.

Un festival de géologie y a lieu chaque année[4]. Pour la faune, on y trouve l'azuré des mouillères[4].

Au niveau de l'anse de Port-blanc, le corps de garde, le four à boulets et l'abri du canot de sauvetage sont des témoins de l'histoire locale.
Le corps de garde est une bâtisse de plan rectangulaire, avec tour de guet. Datant de 1744, cet abri douanier est en partie restauré entre 1987 et 1992[5].
L'ordre de construire sur les côtes de la Manche des « fourneaux à réverbère » est donné, le , par le ministre de la Marine Jean Dalbarade. Ce four avait vocation à porter à incandescence les boulets alimentant une batterie de trois canons (aujourd'hui disparue), dans le but d’incendier les navires hostiles. Cependant, le four ne put être mis en service faute des ustensiles propres à son fonctionnement. De plus, cet équipement nécessitait un approvisionnement considérable en bois, combustible devenu rare pendant la Révolution, et une chauffe continue aurait détérioré les fours en quelques jours[6]. Le petit édifice cubique a lui-même a été restauré[7].
Une première maison-abri, située en bout de jetée, au port d'Erquy, est construite en 1903 avant d'être transférée en 1935 à la pointe d'Erquy. L'abri du canot de sauvetage, équipé d'une longue cale, est construit en 1935 pour la Société centrale de sauvetage des naufragés. L'abri est désaffecté depuis 1966. La déshérence du bâtiment régulièrement "squatté" participe de sa dégradation[8].

Lacs bleus

Les lacs de carrière du Cap, dits lacs bleus, sont nichés à l’abri d’une forêt de pins qui surplombe le port. Le Conseil général a créé un sentier d’interprétation qui permet de suivre les traces des anciens carriers et a fait appel au Centre de découverte du son de Cavan, pour mettre en place sur le chemin des carriers dix bornes sonores[9]. Surnommés les « sabots râpés », ces hommes y ont taillé les pavés destinés aux rues de Paris et des grandes villes de France jusque dans les années 1930[10]. Les fronts de carrière montrent de haut en bas : des grès blancs, des grès conglomératiques et des conglomérats blancs ; des conglomérats rouges lités couleur lie-de-vin, très ferrugineux ; un banc de grès d'Erquy[11] de 30 m d'épaisseur, au sommet irrégulier car avant le dépôt des conglomérats, il y a eu émersion et érosion, d'où la présence d'un contact érosif (couche blanche) qui traduit une discordance[12].

Éperon barré

Notes et références

Voir aussi

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