Pierre-Roland Giot
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Pierre-Roland Giot, né le à Carolles et mort le à Rennes, est un préhistorien français, considéré comme le créateur de l'archéologie armoricaine moderne.
Enfance et formation
Pierre-Roland Giot est le fils d'un artiste-peintre, originaire de l'Yonne, et d'une mère britannique[1]. Enfant, il passe les vacances familiales à La Forêt-Fouesnant[1]. Il poursuit ses études de géologie à Paris puis à Grenoble. À partir d', il prépare et obtient un certificat de langue et de littérature celtiques à l'université de Rennes, et s'engage dans le renseignement pour la Résistance[1].
Carrière et travaux archéologiques
En 1944, il crée, au sein de la faculté des sciences de Rennes, un laboratoire d'anthropologie préhistorique et intègre le CNRS à la fin de la guerre où il poursuivra toute sa carrière jusqu'en 1986. En 1947, il devient conservateur du Musée de la Préhistoire finistérienne, où il avait travaillé durant la guerre. En 1950, il soutient sa thèse d’anthropologie physique, intitulée Armoricains et Bretons[1].
Avec ses étudiants, parmi lesquels figurent Yves Coppens, Jacques Briard et Jean L'Helgouach, rejoints plus tard par Charles-Tanguy Le Roux, Pierre Gouletquer, Jean-Laurent Monnier et Marie-Yvane Daire, il lance un programme de fouilles sur les sites préhistoriques de Bretagne. Chacun de ses collaborateurs se voit attribuer un champ de recherche précis avec une volonté de rééquilibrer géographiquement les recherches, notamment dans le domaine mégalithique, qui se sont jusque là surtout concentrées sur le Morbihan[2].
Il va mener et diriger pendant quarante ans la fouille et la restauration de plusieurs sites mégalithiques de Bretagne, dont le cairn de Barnenez de 1955 à 1968 et les cairns de l'île Guénioc de 1960 à 1972. Esprit ouvert, il contribue à l'introduction des nouvelles techniques scientifiques en archéologie : pétrographie des haches polies, spectroscopie des métaux, sédimentologie des gisements paléolithiques, dendrochronologie, archéologie aérienne. Il est ainsi à l'origine de la première datation au carbone 14 d'un monument funéraire (Guénioc en 1959)[1].
Décès
Distinctions et récompenses
Pierre-Roland Giot a reçu la Médaille d'argent du CNRS. En 1988 il a reçu l'Ordre de l'Hermine[1].
Pierre-Roland Giot était :