Capitaine Mehl (contre-torpilleur)
contre-torpilleur français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le Capitaine Mehl était l’un des douze contre-torpilleurs de classe Bouclier construits pour la marine française dans la première décennie du XXe siècle.
| Capitaine Mehl | |
Le navire jumeau Bouclier en route | |
| Type | contre-torpilleur |
|---|---|
| Classe | classe Bouclier |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Chantier naval | Ateliers et chantiers de la Loire, Saint-Nazaire |
| Quille posée | 1910 |
| Lancement | 20 avril 1912 |
| Statut | radié le 10 juillet 1926 |
| Équipage | |
| Équipage | 80 à 83 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 72,3 à 78,3 m |
| Maître-bau | 7,6 à 8 m |
| Tirant d'eau | 2,9 à 3,3 m |
| Déplacement | 720 à 756 tonnes |
| Propulsion | |
| Puissance | 13000 ch (9694 kW) |
| Vitesse | 30 noeuds (56 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement |
|
| Rayon d'action | 1200 à 1600 milles marins (2200 à 3000 km) à 12 à 14 nœuds (22 à 26 km/h) |
| Pavillon | France |
| modifier |
|
Conception
La classe Bouclier a été conçue selon une spécification très générale et les navires différaient considérablement les uns des autres de diverses manières[1]. Les navires avaient une longueur totale de 74 à 78,3 mètres, une largeur de 7,6 à 8 mètres et un tirant d’eau de 2,9 à 3,1 mètres. Conçus pour déplacer 800 tonnes métriques, ils avaient un déplacement de 692 tonnes à charge normale. Leur équipage comptait entre 80 et 83 hommes[1].
Les navires étaient propulsés par une paire de turbines à vapeur Parsons, chacune entraînant un arbre d'hélice utilisant de la vapeur fournie par quatre chaudières à tubes d'eau. Les moteurs ont été conçus pour produire 13000 chevaux (9700 kW), ce qui était destiné à donner aux navires une vitesse de 30 nœuds (56 km/h). Le Capitaine Mehl a largement dépassé cette vitesse, atteignant 31,8 nœuds (58,9 km/h) lors de ses essais en mer. Les navires transportaient suffisamment de mazout pour leur donner une autonomie de 1200 à 1600 milles marins (2200 à 3000 km) à une vitesse de croisière de 12 à 14 nœuds (22 à 26 km/h)[2].
L’armement principal des navires de la classe Bouclier se composait de deux canons de 100 millimètres modèle 1893 dans des affûts simples, un à l’avant et un à l’arrière des superstructures, et de quatre canons de 65 millimètres modèle 1902 répartis au milieu du navire. Ils étaient également équipés de deux affûts jumeaux pour des tubes lance-torpilles de 450 millimètres au milieu du navire[1].
Pendant la Première Guerre mondiale, un canon antiaérien de 45 millimètres ou 75 millimètres, deux mitrailleuses de 8 millimètres et huit ou dix grenades anti-sous-marines de type Guiraud ont été ajoutés aux navires. Le poids supplémentaire a gravement surchargé les navires et réduit leur vitesse maximale à environ 26 nœuds (48 km/h)[1].
Carrière
Commandé aux Ateliers et chantiers de la Loire, le Capitaine Mehl est lancé le à son chantier naval de Saint-Nazaire. Le navire a été achevé plus tard cette année-là[3]. Chose inhabituelle pour un navire de la Marine nationale française, il porte le nom d’un officier de l’armée de terre, capitaine dans la Légion étrangère : Jean-Baptiste Joseph Mehl, né le à Lille (Nord) et mort le lors de la prise de la porte ouest de la citadelle de Sontay. Les opérations contre Phu-Xa et Sontay, menées sous le commandement du contre-amiral Courbet, ont vu l’engagement d’unités très mélangées : tirailleurs algériens, infanterie de marine, fusiliers marins, légionnaires, tirailleurs annamites[4]. L’attaque dans laquelle le capitaine Mehl a été tué avait été menée par les marsouins de la compagnie Bauche, une compagnie et demie de légionnaires (la sienne) et les fusiliers marins[5]. À l'époque, l'infanterie de marine et la marine dépendaient du même Ministère, celui de la Marine et des Colonies. Le choix du nom était donc un hommage de la Marine à l'attention de la Légion. Trois bâtiments successifs de la Marine ont porté son nom : un remorqueur basé en Indochine, en service de 1884 à 1898, et renommé Traly en 1886 ; un torpilleur de haute mer type Balny (1887 à 1909) et enfin le contre-torpilleur de classe Bouclier à partir de 1912[4].
Mis en service en , il devient « torpilleur d'escadre » l'année suivante, le . En , il rejoint l'escadre de la mer du Nord. Il est touché le . Le , il torpille et coule au canon le torpilleur allemand A7 qu’il envoie par le fond. Il est désarmé le et vendu pour démolition[6],[7].