Carl Ferdinand Stelzner
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Carl Ferdinand Stelzner, né le dans le village de Gömnitz qui fait partie de la commune de Süsel en Schleswig-Holstein et mort le à Hambourg, est un peintre portraitiste et un photographe daguerréotypiste allemand, pionnier de la photographie, actif à Hambourg.
Carl Ferdinand Rheinberger est le fils illégitime de Dorothea Louise Rheinberger et de Georg Wilhelm Limbach ; il est adopté par le peintre portraitiste Carl Gottlieb Stelzner qui lui donne son nom. Il grandit à Flensbourg et se forme au métier de peintre auprès de son père adoptif. En 1825, il voyage à travers le Schleswig-Holstein et peint des portraits de paysans et de nobles, puis se rend à Hambourg, à Paris de 1831 à 1834, puis à Stockholm. Lors de son séjour à Paris, il se forme à la peinture en miniature auprès de Jean-Baptiste Isabey et de Claude-Marie Dubufe. À son retour en Allemagne, il épouse en 1834 sa sœur adoptive, la peintre de miniatures Anna Caroline Stelzner (de). En 1837, il s'installe à Hambourg et devient citoyen de la ville en 1840[1].
Stelzner est l'un des premiers artistes allemands à discerner une nouvelle façon de gagner de l'argent dans l'invention du daguerréotype en 1839, avec la divulgation du brevet ; il se rend à Paris pour se familiariser avec ce nouveau style du portrait.
Stelzner s'associe avec Hermann Biow, qui avait pris en des daguerréotypes de l'incendie de Hambourg[2]. Ils ouvrent en un atelier de daguerréotypes au 32 de la Caffamacherreihe à Hambourg ; leur assocation prend fin en [3].
Le , Stelzner réalise une photographie du collectif d'artistes hambourgeois, Hamburger Künstlerverein von 1832, considérée comme la première photographie de groupe en plein air de l'histoire de la photographie[4]. Stelzner ouvre un studio en 1843 au 11 Jungfernstieg.
En , il voyage en Norvège et séjourne à Oslo, réalise des portraits au daguerréotype[5], notamment un portrait de groupe au manoir d’Oslo Ladegård (no), conservé à la Bibliothèque nationale de Norvège à Oslo[6].
Il divorce en 1848 et se remarie en 1849 avec Anna Henriette Reiners ; quatre enfants naissent de cette union. Alfred Stelzner né en 1852, sera un luthier et compositeur actif à Dresde.
Stelzner perd progressivement la vue en raison des manipulations avec l'iode et la vapeur de mercure ; vers 1854, il cesse son activité et recherche un gérant. Ce sera successivement Carl Siemsen, cité en comme « Herr Carl Siemsen, früher Geschäftsführer in Stelzner's Atelier » dans un article des Hamburger Nachrichten (de)[7], puis le photographe Carl Heinrich Oscar Fielitz (de) du jusqu'en , peu de temps avant la mort de Fielitz le [8], puis de nouveau Siemsen et enfin à partir du le photographe Georg Jacob Gattineau qui obtient l'autorisation de séjourner à Hambourg en tant que gérant de l'atelier Stelzner[9] ; Gattineau quitte Hambourg fin 1861 et s'installe à Würzbourg. En 1862, le photographe H. Romberg affiche l'adresse du Jungfernstieg 11 : il est probable que Stelzner a cessé de chercher un gérant et a vendu son atelier
Carl Stelzner meurt à Hambourg le à Hambourg ; il est enterré au cimetière d'Ohlsdorf.
Galerie
Photographies de sa famille
- Caroline Stelzner, la première épouse de Stelzner, 1843.
- Anna Henriette Reiners, la seconde épouse de Stelzner, avec une amie, vers 1849.
- Anna Henriette Reiners, vers 1856.
- Alfred et Bruno, deux des enfants de Stelzner, vers 1856.
Portraits
- Le collectif d'artistes hambourgeois, Hamburger Künstlerverein von 1832, .
- La mère Albers, vers 1845[10].
- Le charpentier de marine et poète hambourgeois Johann Daniel Runge (de) et son épouse Beata Katharina Wilhelmine, vers 1845.
- La danseuse et chorégraphe italienne Marie Taglioni, vers 1845.
- Le marchand hambourgeois Johann Philipp Bartel et sa famille, 1847.
- Le poète et peintre danois Harro Paul Harring, 1848.
Vues de Hambourg
- Pont à Altona-Neumühlen, 1844.
- Adolphsplatz à Hambourg, avec vue sur l'église Sainte-Catherine, vers 1847.