Carl Jacob Burckhardt

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Décès
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VinzelVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Vinzel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Carl Jacob Burckhardt
Fonctions
Président
Comité international de la Croix-Rouge
-
High Commissioner of the League of Nations in the Free City of Danzig
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
VinzelVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Vinzel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Burckhardt (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Carl Christoph Burckhardt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Theodora von der Mühll (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Elisabeth Burckhardt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Gonzague de Reynold (beau-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Personne liée
Ernst Kaltenbrunner (connaissance)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Doctorat honoris causa de l'université de Grenoble (d) ()
Doctorat honoris causa de l'université de Lille ()
Médaille Goethe de la ville de Francfort ()
Citoyen d'honneur de Lübeck (d) ()
Prix de la paix des libraires allemands ()
Willibald-Pirckheimer-Medaille (en) ()
Ordre du Mérite pour la science et l'art (en) ()
Ordre Pour le Mérite pour les sciences et arts (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Carl Jacob Burckhardt (, Bâle - , Vinzel) est un diplomate, historien et écrivain suisse.

Fils de Carl Christoph Burckhardt et, par son mariage en 1926 avec Marie-Élisabeth de Reynold, gendre du comte Gonzague de Reynold, il suit des études d'histoire à Bâle, Zurich, Munich et Göttingen, études marquées par l'influence d'Ernst Gagliardi et de Heinrich Wölfflin et qui se concluront par l'obtention de son doctorat en 1922 à Zurich.

Rentré dans la diplomatie, Carl Burckhardt est attaché à la légation suisse de Vienne de 1918 à 1922.

Encouragé par son ami à se consacrer à la littérature, il choisit d'accepter une mission du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Asie mineure, en 1923, durant laquelle il prend part à organiser le retour des Grecs expulsés à la suite de leur défaite face a Atatürk.

Redirigé vers une carrière universitaire, il devient professeur d'histoire moderne à l'Université de Zurich à la fin des années 1920, puis à l'Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI), nouvellement créé.

En , il visite pour la Croix-Rouge internationale les camps de concentration nazis de Esterwegen, Dachau et Lichtenburg. Peu critique des conditions de détention, il s’offusque simplement que les détenus politiques soient mélangés aux prisonniers de « droit commun » et aux « déviants » (homosexuels)[1]. À sa décharge, la très grande majorité des personnes internées dans les camps nazis ne sont pas des prisonniers de guerre, alors que la Convention de Genève limite le champ d'action humanitaire du CICR à ces derniers[2]. Complaisant pour le régime, son rapport aura en revanche une influence déterminante sur la réorganisation des camps et la mise en place du système de triangles de couleurs pour distinguer les catégories de prisonniers[3],[4],[5].

En 1937, il devient haut-commissaire de la Société des Nations (SdN) dans la ville libre de Dantzig.

Une délégation de la Croix-Rouge internationale, emmenée par le professeur Carl Jacob Burckhardt, rend visite aux prisonniers du Stalag II-B, 9 août 1941.

Il retourne au sein du Comité international de la Croix-Rouge durant la guerre. Durant cette période, il y assure des fonctions dirigeantes et réalise plusieurs missions en Allemagne. Il possède alors des informations précises sur l’extermination des Juifs, qu'il transmet aux autorités américaines[6].

En 1945, il devient le président du CICR. Sous sa direction, l'institution maintient la ligne adoptée pendant la guerre et renonce à condamner publiquement les crimes nazis. Parmi les nombreux visas humanitaires qu'elle délivre pour assurer le rapatriement des prisonniers de guerre, certains permettront la fuite de plusieurs dizaines de milliers de criminels nazis[2].

De 1945 à 1949, Carl Jakob Burckhardt est ministre de Suisse à Paris[7],[8]. À ce titre, c'est lui qui transmet fin au général de Gaulle, au nom de son gouvernement, la demande du maréchal Pétain, alors en Suisse, de revenir en France[9]. Anti-communiste notoire, il s'efforce de faire échapper le plus grand nombre d'Allemands à la zone d'influence soviétique pendant la guerre froide[2].

Il reçoit le Prix de la paix des libraires allemands en 1954 et le prix Johann-Peter-Hebel en 1959.

Publications

Sources

Notes et références

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