Carla Zambelli
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| Carla Zambelli | |
Carla Zambelli en 2022. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée fédérale brésilienne | |
| En fonction depuis le (7 ans, 2 mois et 5 jours) |
|
| Élection | 7 octobre 2018 |
| Réélection | 2 octobre 2022 |
| Circonscription | São Paulo |
| Présidente du comité de l'Environnement et du Développement durable de la Chambre des députés | |
| – (1 an et 5 jours) |
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| Prédécesseur | Rodrigo Agostinho |
| Successeur | Covatti Filho |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Carla Zambelli Salgado |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ribeirão Preto (Brésil) |
| Nationalité | Brésilienne |
| Parti politique | PSL (2018-2022) UNIÃO (2022) PL (depuis 2022) |
| Diplômée de | Université fédérale de Viçosa |
| Profession | Ingénieur agronome |
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Carla Zambelli Salgado de Oliveira, née le à Ribeirão Preto (Brésil), est une femme politique de la droite brésilienne, membre du Parti social-libéral (PSL) puis du Parti libéral (PL). Elle possède également la nationalité italienne[1].
Aux élections législatives de 2018, elle est élue députée fédérale de São Paulo[2]. Condamnée pour cyberattaque en 2025, elle quitte le Brésil pour l'Italie.
Origines et études
Carrière politique
Fondatrice du mouvement On the Streets, elle se fait connaître en militant en faveur de la destitution de la présidente Dilma Rousseff[3],[4].
Lors des élections législatives de 2018, elle est élue députée fédérale pour le PSL[5],[6]. Elle déclare alors que sa ligne d'action à la Chambre des députés continuerait à être la lutte contre la corruption. Selon elle, cela se fera à travers trois piliers : « Moins d'État, plus de justice et une véritable éducation »[2].
Elle est contre la politique des quotas, sauf pour les personnes handicapées[2].
En , elle déclare vouloir rassembler des soutiens pour que son collègue parlementaire Daniel Silveira (en) bénéficie d'une amnistie[7].
En , Carla Zambelli quitte le Brésil pour l'Italie[8],[9], après avoir été condamnée par le Tribunal suprême fédéral à dix ans de prison pour avoir orchestré une cyberattaque contre le système électronique du Conseil national de justice en 2023. Son départ s'inscrit dans un mouvement plus large d'exil de figures conservatrices brésiliennes, qui dénoncent des persécutions judiciaires, incluant notamment Eduardo Bolsonaro, qui s'est installé aux États-Unis début 2025[8],[1]. Elle demande un congé de son mandat parlementaire[1].
Positionnement politique
Elle est positionnée de la droite[10],[11]. En 2017, elle se déclare monarchiste, après avoir rencontré des membres de l'ancienne famille impériale brésilienne[4]. Elle est contre la politique des quotas, sauf pour les personnes handicapées[2].
Affaires judiciaires
Diffamation contre Jean Wyllys
En 2018, Carla Zambelli est condamnée pour avoir accusé de pédophilie son opposant politique Jean Wyllys[12]. Après le procès, elle organise un financement participatif destiné à ses partisans, refusant de payer personnellement les dommages et intérêts[13].
Condamnation pour cyberattaque
En , Carla Zambelli est condamnée par le Tribunal suprême fédéral à dix ans de prison pour avoir orchestré une cyberattaque contre le système électronique du Conseil national de justice en 2023. Cette condamnation l'oblige également à verser 2 millions de reais de dommages-intérêts. Selon le ministère public, elle aurait commandité au pirate informatique Walter Delgatti Neto (pt) la création d'un faux mandat d'arrêt contre un juge du Tribunal suprême[8]. Suivant sa fuite du Brésil, le Parquet général brésilien demande son arrestation préventive, le gel de ses biens et une notice rouge d'Interpol[1].
Arrestation pour diffamation d'un député
En , Carla Zambelli est accusée de diffamation et placée en détention citoyenne par les députés Wadih Damous et Paulo Pimenta (en), après avoir affirmé qu'elle « travaillait, contrairement à eux, qui volaient ». Pimenta demande alors à la police du Parlement de l'escorter jusqu'au poste de police du Congrès[14],[15]. Le député n'a cependant pas porté plainte contre Zambelli[16].
Menace avec une arme à feu
En , moins d’un jour avant les élections législatives, Carla Zambelli pourchasse dans la rue un homme qui se dispute avec des amis au sujet de la politique. Elle pointe ensuite un pistolet sur lui et tire en l'air, poursuivant l'homme dans les rues et dans un bar. Elle lui crie de s'allonger sur le sol et le contraint à s'excuser. Elle affirme ensuite qu'il l'a agressée, bien que des vidéos contredisent cette version. Des députés de l'opposition demandent alors la révocation de son mandat, l'accusant d'avoir enfreint la loi fédérale qui interdit à quiconque de porter une arme à feu dans les 24 heures précédant toute élection nationale[17],[18]. Elle fait l'objet d'une procédure judiciaire pour ces faits[8].