Carlantonio Pilati

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Décès
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Nom dans la langue maternelle
Carlo Antonio PilatiVoir et modifier les données sur Wikidata
Carlantonio Pilati
Fonction
Noblesse
Biographie
Naissance
Décès
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Nom dans la langue maternelle
Carlo Antonio PilatiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
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Autres informations
Membre de

Carlantonio Pilati, né à Tassullo dans le Trentin le et mort dans la même localité le est un juriste, historien et publiciste italien.

Carlantonio Pilati naquit le à Tassulo dans le Trente, d’une famille noble. Dès l’âge de dix-neuf ans, il fut nommé juge des vallées de Non et de Sole, dans le Trentin ; mais il renonça bientôt à des fonctions qui le détournaient de ses études, pour accepter la place de professeur en droit dans le lycée de Trente. Le désir de perfectionner ses connaissances par les voyages lui fit abandonner une chaire qu’il remplissait de la manière la plus brillante. Il se proposait de parcourir les principaux États de l’Europe pour en étudier les différentes formes de gouvernement et reconnaître leur influence sur le caractère et le bonheur des peuples ; mais, avant de quitter l’Italie, il eut le courage de signaler les abus qui pesaient alors sur cette belle contrée, et d’en demander la réforme, en indiquant les moyens de l’effectuer sans danger pour l’autorité. Il visita d’abord la France, où il fut accueilli par les savants et les plus illustres philosophes. La Hollande s’offrit ensuite à ses observations, et la liberté dont il y jouissait l’engagea à prolonger son séjour au milieu d’un peuple doux et hospitalier. En quittant la Hollande, Pilati vit l’Allemagne, la Prusse et les États du Nord ; et partout il eut à se louer de l’accueil que lui méritèrent ses talents et les vues qu’il manifestait pour le bonheur des hommes. Le roi de Danemark voulait le retenir à sa cour ; Frédéric le Grand lui donna des preuves multipliées de sa bienveillance ; enfin, l’empereur Joseph, son souverain, l’honora de sa confiance et le consulta sur les réformes qu’il se proposait d’introduire dans l’administration de ses États. Après avoir satisfait sa curiosité, Pilati revint dans sa terre Tassullo, où il passa plusieurs années, occupé à mettre en ordre et à rédiger les matériaux qu’il avait recueillis dans ses voyages. Il fut rappelé à Vienne par l’empereur Léopold, qui avait apprécié la sagesse de ses vues, et il retourna plusieurs fois dans cette capitale. Il y travaillait en 1798 à rédiger les Mémoires de sa vie, dont on annonçait la publication prochaine (voy le Magasin encyclopéd., t. 6, p. 537). L’âge ni les fatigues n’avaient point altéré sa santé, naturellement robuste ; et il se livrait à l’étude avec autant d’application que dans sa jeunesse, quand sa vue s’affaiblit tout à coup, au point de ne lui permettre de distinguer les objets qu’en les plaçant sous ses yeux ; dès cet instant, il prévit que sa fin était prochaine : il l’envisagea avec le calme d’un philosophe religieux, régla toutes ses affaires et prit congé par écrit de ses amis éloignés. Il dictait une dernière lettre à son secrétaire, quand il mourut à Tassullo, le . A des connaissances profondes et variées Pilati joignait beaucoup d’esprit et de sagacité. C’était d’ailleurs un homme simple, modeste, obligeant et n’ayant d’autre passion que celle d’être utile.

Œuvres

Bibliographie

Liens externes

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