Carlo Passaglia

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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienne (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Carlo Passaglia
Fonction
Député
VIIIe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
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TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Activités
Autres informations
A travaillé pour
Ordre religieux
Condamnation

Carlo Passaglia ( ) était un jésuite et théologien italien.  

Carlo Passaglia est né à Lucques le .

Passaglia s'est rapidement destiné au sacerdoce et a étudié chez les Jésuites à partir de l'âge de quinze ans. Il devint successivement docteur en mathématiques, en philosophie et en théologie à l'université de Rome. En 1844, il fut nommé professeur au Collegio Romano, le célèbre collège jésuite de Rome. En 1845, il prononça ses vœux dans l'ordre des Jésuites[1].

En 1848, lors de l'expulsion des Jésuites de Rome - qui suivit les troubles révolutionnaires dans la péninsule italienne - il fit un bref séjour en Angleterre. De retour en Italie, il fonda, avec l'aide du Père Curci et de Luigi Taparelli d'Azeglio, le célèbre organe de l'ordre des Jésuites, La Civiltà Cattolica . En 1854, l'Église romaine prit sa décision sur la question, longtemps débattue, de l'Immaculée Conception de la Vierge. Passaglia prit parti avec enthousiasme pour la promulgation de ce dogme, se créant ainsi une solide réputation auprès du pape Pie IX. Mais sa faveur auprès du pape fut de courte durée[1].

En 1859, lorsque la guerre entre l'Autriche et la France éclata, Passaglia embrassa le camp populaire. Il se réfugia à Turin et, sous l'influence de Cavour, il écrivit une Épistola ad Episcopos Catholics pro causa Italica, dans laquelle, comme Liverani avant lui, il attaquait avec audace le pouvoir temporel du pape.

Pour cette raison, il fut exclu de l'ordre des Jésuites, son livre fut mis à l'Index et sa figure rayée, par ordre du pape, d'un tableau peint pour commémorer la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception[1].

Il trouva refuge contre la colère du pape à la Casa Cavour de Turin, sa maison natale. Là, il œuvra avec beaucoup d'énergie pour l'unité italienne dans le nord de l'Italie, en collaboration avec le cardinal d'Andrea dans le sud, et recueillit les signatures de 9 000 prêtres pour une adresse au pape, s'opposant au pouvoir temporel et prônant l'abandon de toute résistance à l'union de l'Italie sous un roi de la maison de Savoie. Lui et les 9 000 prêtres furent excommuniés le [1].

Passaglia ne tint pas compte de son excommunication et poursuivit son activité de professeur de philosophie morale à Turin, poste qu'il avait occupé en 1861. Il commença ensuite une série de méditations pour l'Avent à Milan. Mais à son arrivée pour prononcer son second sermon, il se heurta à l'opposition de Mgr Cacao, administrateur de l'archidiocèse de Milan. Élu député au Parlement italien, il continua de défendre avec ferveur la cause de l'indépendance italienne et écrivit plus tard un ouvrage défendant les droits de l'épiscopat sous le titre de La Cause de son éminence, le cardinal d'Andrea. Il écrivit également en 1864 contre la Vie de Jésus d'Ernest Renan. Huit jours avant sa mort, il tenta de se réconcilier avec le pape et fit une rétractation complète. Il mourut à Turin le [1].

Il fait partie des théologiens sur lesquels portèrent la première thèse de Walter Kasper sur le concept de tradition dans l'école romaine.

Références

Liens externes

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