Carlos Kétohou
journaliste togolais
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Carlos Kétohou de son nom complet, Carlos Komlanvi Kétohou est un journaliste, sociologue et défenseur des droits humains togolais. Il est connu pour ses enquêtes journalistiques sur la gouvernance et les questions politiques au Togo ainsi que pour son engagement en faveur de la liberté de la presse.
| Directeur général L'Indépendant Express | |
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| Conseiller (en) Chambre de commerce |
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Biographie
Diplômé en sociologie de l'Université de Lomé, ainsi que de l'école supérieure de journalisme de Lille, Certifié en études parlementaires de l'université du Luxembourg et de l'université des médias pour les droits de l'homme (ASF Genève en Suisse), ainsi, Alumni 2010 du programme américain IVLP (International Visions Leadership Program), Carlos Kétohou exerce dans la presse togolaise depuis les années 2000. Il dirige l'hebdomadaire L'Indépendant Express, publication spécialisée dans l'investigation et l'actualité politique[1],[2].
En , il est arrêté par les autorités togolaises à la suite de la publication d'un article concernant une enquête qui a été portée sur une affaire de vol de cuillères dorées par des femmes ministres. Son arrestation suscite des réactions d'organisations de défense de la liberté de la presse et des droits humains[3].
L'année suivante, il quitte le Togo et s'installe en exil. Il poursuit alors ses activités journalistiques à travers plusieurs plateformes médiatiques, notamment Lexpress24.net[4],[1].
Affaire Pegasus
En 2021, une enquête internationale du Projet Pegasus révèle que son numéro de téléphone figurait parmi les numéros sélectionnés comme cibles potentielles du logiciel espion Pegasus développé par l'entreprise israélienne NSO Group. Carlos Kétohou fait partie des journalistes togolais cités dans cette enquête aux côtés de Ferdinand Ayité et Luc Abaki[5].
À la suite de ces révélations, il déclare avoir renforcé ses mesures de sécurité numérique tout en poursuivant ses activités professionnelles[5].
Activités internationales
Installé au Luxembourg, Carlos Kétohou poursuit des études complémentaires et développe des activités dans les domaines de la communication, de la coopération internationale et de la médiation culturelle[6],[1],[2].
En 2026, il est nommé conseiller spécial chargé de la communication et du développement auprès de la Chambre de Commerce Luxembourg–RDC. Cette fonction l'amène à participer à la promotion des relations économiques entre le Luxembourg et la République démocratique du Congo[6],[1],[2].
Engagements
Carlos Kétohou est également impliqué dans plusieurs initiatives associatives et de défense des droits humains. Son travail porte notamment sur la liberté de la presse, la gouvernance démocratique et la coopération internationale[7],[2].
Fondateur de JDHO ( journalistes pour les Droits de l'homme) et cofondateur de PPT (patronat de la presse Togolaise), il a également dirigé pendant plusieurs années la Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits de l'homme. ( CTDDH)[7],[2].
Procédures judiciaires
En , Carlos Komlanvi Kétohou, directeur de publication de L'Indépendant Express, est poursuivi en diffamation par le président togolais Faure Gnassingbé à la suite de la publication d'un article évoquant des rumeurs sur les raisons du retrait d'Emmanuel Adébayor de la sélection nationale. Le chef de l'État réclame 100 millions de francs CFA de dommages et intérêts. L'affaire est largement relayée par la presse nationale et internationale, notamment Jeune Afrique[8].
En 2011, à la suite de la publication d'un article affirmant que des « sacs de riz toxique » allaient être commercialisés au Togo, la société Elisée Cotrane engage une procédure judiciaire contre L'Indépendant Express. Le tribunal condamne le journal à verser des dommages et intérêts ainsi qu'une amende. L'organisation Reporters sans frontières estime que si une condamnation peut être justifiée, le montant des réparations est disproportionné et risque de compromettre la survie économique du journal[9],[10].