Carlos Páez Vilaró
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Punta Ballena (Uruguay)
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 90 ans) Punta Ballena (Uruguay) |
| Nationalité | |
| Activité |
peintre, céramiste, sculpteur, muraliste, écrivain, compositeur, constructeur et directeur[1] |
| Influencé par | |
| Père |
Miguel A. Páez Formoso (d) |
| Fratrie |
Jorge Páez Vilaró (en) |
| Enfants | |
| Site web |
Carlos Páez Vilaró, né le à Montevideo et mort le à Punta Ballena, est un peintre, céramiste, sculpteur, muraliste, écrivain, compositeur et constructeur uruguayen[1].
Fils de Miguel Páez Formoso et de Rosa Vilaró Braga[3], Carlos Páez Vilaró est né à Montevideo, en Uruguay, en 1923. Il s'intéresse au dessin en 1939 et déménage en 1941 à Buenos Aires, où il travaille dans une fabrique d'allumettes d'Avellaneda, puis comme apprenti typographe dans l'imprimerie La Fabril, dans le quartier industriel de Barracas. Il y connaît les dessinateurs Dante Quinterno et Divito[3]. De retour à Montevideo à la fin des années 1940, il s'intéresse à la culture afro-uruguayenne (en). Il s'installe dans le conventillo (bâtiment à habitation collective) Mediomundo (es), où logent de 50 à 60 familles noires[4], et y étudie le candombe et les danses de comparsa (es) caractéristiques de cette culture[5].
Il approfondit ses études de la culture d'origine africaine à Salvador de Bahia, dans chacun des pays américains où elle est présente (la Colombie, le Venezuela, le Panama, la République dominicaine, Haïti, etc.) et en Afrique noire[3]. En 1956, il dirige aussi le Musée d'art moderne de Montevideo[1]. Le critique et directeur du musée d'art moderne de Paris, Jean Cassou, l'amène à faire une exposition à la Maison d'Amérique latine la même année[6].
En 1967, Páez Vilaró collabore avec la société de production Dahlia Films. Il parcourt de nombreux pays de l'Afrique de l'Ouest à titre de coscénariste du documentaire Batouk réalisé par Jean-Jacques Manigot avec une musique de Michel Magne[7]. Les autres scénaristes, qui apportent leurs poèmes au film, sont Aimé Césaire et Leopold Sedar Senghor[8]. Le film est projeté au Festival de Cannes de 1967.
Malgré sa brièveté, le premier mariage de l'artiste, avec Madelón Rodríguez Gómez, donne trois enfants : Carlos Miguel, Mercedes y Agó. L'un d'eux, Carlos Miguel, entre dans l'équipe de rugby à XV Old Christians du collège Stella Maris (en) de Montevideo ; le , le vol 571 de la Force aérienne uruguayenne, qui transporte cette équipe, s'écrase dans la cordillère des Andes, dans la province de Mendoza, en Argentine. Páez Vilaró dirige une opération de recherche et sauvetage des 45 occupants, dont 16 ont survécu, y compris son fils, lorsqu'ils sont sauvés les 22 et [1],[9]. Cette expérience aboutit à la publication du livre Entre mi hijo y yo, la Luna (Entre mon fils et moi, la Lune) en 1982.
Páez Vilaró connaît des ennuis dans d'autres aspects de sa vie familiale. Il rencontre Annette Deussen, touriste argentine, en 1976. Elle épouse Hugo Oks en 1979, a un enfant (Oks le déclare sien) de Páez en 1984, se sépare de son mari l'année suivante et va vivre avec l'artiste, obtient le divorce d'avec Oks en 1986 et épouse Páez en 1989[10]. En 1999, la Cour suprême d'Argentine autorise le fils naturel de Páez à demander un changement de nom pour adopter le nom de son vrai père[11].

En 2003, Páez est nommé « citoyen illustre de Montevideo »[12]. Père de six enfants, trois uruguayens et trois argentins (Sébastian, Florencio et Alejandro), il meurt à 90 ans à Casapueblo le [1].. Il a droit le jour même à deux heures de chapelle ardente dans la salle des pas perdus du Parlement[12].
