María del Carmen Thomasa del Rosario Arriagada García (Chillán Viejo, 1807 – Talca, ), plus connue sous le nom de Carmen Arriagada, est une écrivaine chilienne.
Carmen Arriagada naît en 1807 à Chillán Viejo, dans la région de Ñuble[1], au sein d’une famille aristocratique. Elle est la fille de Pedro Ramón Arriagada, riche propriétaire terrien[2], et de Maria Antonia García[3]. Son éducation se déroule à Santiago, avant qu’elle n’épouse un militaire allemand, Eduardo Gutike[4].
À la mort de son père, elle s’établit avec son époux à Linares, sur les terres qu’elle hérite de lui. Plus tard, le couple s’installe à Talca, où elle réside jusqu’à la fin de ses jours[4].
Pendant près de seize ans, Carmen Arriagada entretient une relation épistolaire avec le peintre romantique allemand Johann Moritz Rugendas, arrivé au Chili en 1834[5]. Leur rencontre a lieu en 1835 à Talca, dans la demeure d’Isidora Zegers[6]. Ses lettres, rédigées en français et en anglais[7], ne relèvent pas strictement de la sphère privée, mais semblent destinées à être partagées avec ses proches[1]. La dernière lettre qu’il lui adresse date de 1849, tandis que sa dernière missive à lui remonte à 1851[4].
↑(ca) Jiménez Sureda Montserrat, Manual d’història de la dona, Servei de Publicacions de la Universitat Autònoma de Barcelona, (ISBN978-84-490-9422-4, lire en ligne)
↑(es) Oscar Pinochet de la Barra, El gran amor de Rugendas, Editorial Universitaria, (lire en ligne)
1234(es) Carol Arcos Herrera, «Carmen Arriagada», Escritoras Latinoamericanas del Diecinueve, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) RICHERT, Gertrud, «La correspondencia del pintor alemán Juan Mauricio Rugendas», Boletín de la Academia Chilena de la Historia, vol.19, (lire en ligne, consulté le ).