Carmen Conde
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Carmen Conde Abellán |
| Pseudonymes |
Florentina del Mar, Magdalena Noguera |
| Nationalité | |
| Domiciles | |
| Activités | |
| Conjoint |
Antonio Oliver (de à ) |
| Parentèle |
Antonio Abellán Amorós (d) (cousin germain) |
| Membre de | |
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| Personne liée | |
| Genre artistique | |
| Distinctions |
Prix national de poésie (Espagne) () Prix Ateneo de Sevilla (d) () Prix national de littérature d'enfance et de jeunesse () |
Carmen Conde Abellán (née le à Carthagène et morte le à Majadahonda) est une poétesse, écrivaine, dramaturge, essayiste et enseignante espagnole.
Elle figure parmi les membres du mouvement de la Génération de 27. En 1931, elle fonde avec son mari Antonio Oliver Belmás la première université libre de Carthagène pour promouvoir l'éducation populaire. Elle est également la première femme à devenir académicienne titulaire de l'Académie royale espagnole en 1979.
Carmen Conde naît le à Carthagène. C'est la fille de Luis Conde Parreño (1874-1934), bijoutier, et Paz Abellán García (1879-1961)[1]. Elle déménage à l'âge de six ans avec sa famille à Melilla, où elle vit jusqu'en 1920. Dans son ouvrage Empezando la vida, elle raconte cette période de sa vie. En 1923, elle commence à travailler pour la Société espagnole de construction navale. Un an plus tard, elle fait ses premières contributions journalistiques dans la presse locale. À 19 ans, elle commence un magistère à la Escuela Normal de Maestras de Murcie.
En 1927, elle rencontre le poète espagnol Antonio Oliver, avec qui elle a une relation. Carmen Conde fait partie du mouvement culturel poétique de la Génération de 27[2],[3]. Comme d'autres intellectuelles et artistes, on les appelle les « Las Sinsombrero » (les sans chapeaux)[4]. Elle participe à la rédaction d'articles de Sí et Ley (entregas de capricho) et Obra en marcha (diario poético) en 1928, deux magazines publiés par Juan Ramón Jiménez. En 1929, elle écrit son quatrième livre, Brocal[5], et finit l'année suivant son magistère à la Escuela Normal de Albacete. Le , elle se marie avec Antonio Oliver. Ils fondent la même année l'université libre de Carthagène[6] pour promouvoir l'éducation populaire, expérience qui émerge lors la Seconde République : différents modes de conférences, des bibliothèques adultes et enfants, des manifestations artistiques[1]. En 1933, ils créent le magazine Presencia, organe de presse de l'institution. Carmen Conde travaille également en tant qu'enseignante à la Escuela Nacional de Párvulos à El Retén[5].
En 1934, Carmen Conde publie Júbilos, dont la postface est écrite par Gabriela Mistral[5] et illustré par Norah Borges. Elle et son mari continuent à publier des articles dans divers magazines nationaux. En 1936, elle entame une relation avec l'écrivaine Amanda Junquera Butler[7],[8].
Lorsque la guerre d'Espagne éclate, Carmen Conde et son mari collaborent avec l'armée républicaine[6]. Antonio Oliver rejoint les troupes républicaines et Conde l'accompagne dans plusieurs villes andalouses. Mais elle revient rapidement à Carthagène pour s'occuper de sa mère. La guerre civile les oblige à s'exiler en France et en Belgique. La guerre finie, son mari demeure isolé à Murcie chez sa sœur. Carmen s'installe à San Lorenzo de El Escorial chez des amis à elle, jusqu'en 1941. En 1945, le couple se réunit et s'installe à Madrid[6], où elle vit jusqu'à la fin de ses jours. Son mari, Antonio Oliver, décède le .

Le , elle est désignée membre titulaire de l'Académie royale espagnole[9],[10], au siège « K ». Son discours d'investiture s'intitule Poesía ante el tiempo y la inmortalidad (Poésie face au temps et à l'immortalité)[11]. Principalement connue comme poète, elle est également l'auteure de huit romans[12].
Elle passe la fin de sa vie, entre 1992 et 1996, dans une maison de retraite à Majadahonda, près de Madrid.
Œuvres
- (es) Esta flor secreta, Madrid, Editorial Sabina, coll. « Colección Mínima » (no 17), , 83 p. (ISBN 9788494996733, lire en ligne).
- (es) Soy la madre: novela, Barcelona, Ed. Planeta, coll. « Colección autores españoles e hispanoamericanos », , 306 p. (ISBN 978-84-320-5531-7 et 843205531X, OCLC 802855647, lire en ligne).
- (es) avec José Calero Heras (éd.), Canciones de nana y desvelo, Barcelona, Octaedro, coll. « Biblioteca básica (Barcelona, Spain), » (no 21), , 111 p. (ISBN 9788480633178 et 8480633174, OCLC 434422753, lire en ligne).
- (es) Obra poetica : 1929 - 1966, Biblioteca Nueva, , 951 p. (ISBN 978-84-7030-021-9 et 8470300210, OCLC 489998324, lire en ligne).
- (es) Júbilos : poemas de niños, rosas, animales, máquinas y vientos (postface Gabriela Mistral, ill. Norah Borges), Torremozas, coll. « Collección Torremozas » (no 379), , 162 p. (ISBN 978-84-7839-933-8 et 847839933X, OCLC 1548611791, lire en ligne).
Anthologies
- (es) Fernando J. López, Vanessa Saborido et Paloma Andrés Ferrer (éd.), Antología poética de la Generación del 27, Tres Cantos (Madrid), Loqueleo,, coll. « Clásicos (Loqueleo (Firm) », , 353 p. (ISBN 9788491221678 et 8491221670, OCLC 1262668157, lire en ligne).
- Gilles Del Vecchio et Nuria Rodríguez Lázaro, Anthologie bilingue des poétesses de la Génération de 27, Binges, Éditions Orbis tertius, coll. « Ordenador paraíso », , 249 p. (ISBN 978-2-36783-270-8 et 2367832706, OCLC 1389596352, lire en ligne).
Prix et distinctions
Postérité

Carmen Conde, morte le , est inhumée au cimetière Saint-Just de Madrid. Son testament indique que toutes ses œuvres ainsi que celles de son mari sont léguées à la mairie de Carthagène, la ville qui l'a vu naître[6].
En 1986, Antonio Morales crée El mundo de Carmen Conde avec des textes de Carmen Conde, dirigé et interprété par Carmen Bernardos, et joué au Teatro Circo de Cartagena[5].