Exilée en France entre et , elle travaille au sein de la Régie Renault, où elle est déléguée syndicale de Force ouvrière. Elle adhère à l'Union générale des travailleurs (UGT) au PSOE en exil en . Elle occupe plusieurs fonctions exécutives au sein du parti.
Après son retour en Espagne, elle est élue au Congrès des députés aux élections de . Elle devient en secrétaire à l'Organisation du Parti socialiste, étant alors la première femme à occuper cette fonction stratégique. Elle est remplacée à ce poste en et continuer d'exercer son mandat parlementaire jusqu'à sa mort.
Jeunesses et débuts en politique
Elle s'installe à Paris en avec sa mère, afin de rejoindre son père Mariano García Gala, exilé depuis neuf ans. Elle étudie alors au lycée technique puis à l'école des comptables de France.
En , elle est nommée secrétaire aux Femmes du parti et accède donc au comité directeur. Déléguée aux trois congrès postérieurs, elle quitte ses fonctions exécutives en .
À la suite du XXVe congrès, en , elle devient secrétaire à la Formation militante de la commission exécutive. Elle est relevée de ces responsabilités en , restant membre sans responsabilité au sein de la direction du PSOE et rejoint le comité national pour les deux années qui suivent.
Députée et numéro trois du PSOE
Elle revient vivre à Madrid avec son époux Rafael Robledo en . Elle démissionne donc de son poste à la Régie Renault et se trouve embauchée comme salariée du parti, chargée de l'organisation et de l'administration. Elle est élue par XXVIIe congrès, célébré en , secrétaire à l'Administration dans la nouvelle équipe formée par le secrétaire général Felipe González.
Après le XXVIIIe congrès fédéral du PSOE de , une direction provisoire est instituée sous la présidence de José Federico de Carvajal, dont elle fait partie. Le congrès fédéral extraordinaire l'élit le suivant secrétaire à l'Organisation du parti. Succédant à Alfonso Guerra, désormais vice-secrétaire général, elle est la première femme à occuper ce poste stratégique et la première à atteindre un tel niveau de responsabilité dans un parti politique espagnol.
Fin de carrière politique
Elle est confirmée au XXIXe congrès de mais doit céder ses fonctions à Txiki Benegas à l'occasion du congrès fédéral suivant, le . Jusqu'à Leire Pajín en , elle sera la seule femme à avoir dirigé le département de l'Organisation du PSOE. Première vice-présidente de la commission des Budgets du Congrès depuis , elle cède cette fonction en , quand s'ouvre la Ve législature.
Elle meurt le à l'hôpital Gregorio Marañón de Madrid d'une infection généralisée, consécutive à sa seconde transplantation de foie. Enterrée au cimetière civil de La Almudena, elle reçoit un hommage unanime de la classe politique[3].
Postérité
En , le Parti socialiste ouvrier espagnol lance, à destination de ses militants, un programme informatique d'analyse socio-électorale pour chacun des 36 000 bureaux de vote baptisé «Bloise», en hommage à Carmen García Bloise[4].