Carnobacteriaceae
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Les Carnobacteriaceae sont une famille de bactéries de l'ordre des Lactobacillales.
Carnobacterium, le genre type, est constitué de bactéries lactiques anaéorobies hétérofermentaires, produisant principalement de l'acide L(+)-lactique à partir de glucose. Sept espèces ont été isolées dans la viande emballée et stockée au froid.
Caractères bactériologiques
La famille des Carnobacteriaceae est composée de bacilles et de coques, à Gram positif[2]
- bacille ou coque
- Gram positif
- ne forme pas d'endospores
- en général, anaérobie facultatif, micro-aérophile
- en général, catalase négatif (absence de l'enzyme catalase capable de décomposer l'eau oxygénée)
- la paroi cellulaire contient les acides diaminés lysine, ornithine et mesodiaminopimilate.
Liste des genres
La famille des Carnobacteriaceae est actuellement délimitée sur la base d'analyses phylogénétiques de la séquence de l'ARNr 16S[2]. Selon NCBI (19/5/ 2013)[3] :
- genre Agitococcus
- genre Alkalibacterium
- genre Allofustis
- genre Alloiococcus
- genre Atopobacter
- genre Atopococcus
- genre Atopostipes
- genre Carnobacterium
- genre Desemzia
- genre Dolosigranulum
- genre Granulicatella
- genre Isobaculum
- genre Lacticigenium
- genre Marinilactibacillus
- genre Trichococcus
Dans le microbiote humain
En 2026, des univestiaires belges ont identifié Dolosigranulum pigrum comme une bactérie clé du microbiome respiratoire et alliée du système immunitaire : son abondance semble associée à une moindre persistance des symptômes du Covid long.
Présente chez certains patients en phase aiguë d'infection, elle était associée à une meilleure récupération, et pourrait même protéger contre des formes prolongées de Covid‑19 ou certaines formes sévères de grippe, alors qu’une faible présence était associée à un risque plus élevé de symptômes persistants. Ceci ouvre la voie au développement potentiel d’un probiotique respiratoire administré sous forme de spray nasal pour renforcer le microbiome avant la saison hivernale, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer le lien de causalité et tester cette approche à plus grande échelle[4].